La valeur patrimoniale de l’église Saint-Luc a été reconnue par la Ville de Magog.

Église Saint-Luc de Magog: aucun consensus ne se dégage

Qu’adviendra-t-il de l’église Saint-Luc, un bâtiment dont la valeur patrimoniale a été reconnue par la Ville de Magog? La question demeure entière malgré la tenue d’une consultation publique en collaboration avec des étudiants de l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke.

Une trentaine de personnes ont participé à la consultation publique en question. On retrouvait parmi eux plusieurs personnes habitant à proximité de l’église Saint-Luc, qui est une propriété du diocèse anglican de Québec, ainsi que des membres de la communauté anglophone locale, davantage attachée au bâtiment.

« Une multitude d’idées ont été données par les participants à la rencontre. Les gens veulent qu’on trouve une seconde vocation pour ce lieu. Il n’y a cependant pas de consensus qui s’est créé autour d’une idée en particulier », indique la conseillère municipale Nathalie Pelletier.

Mme Pelletier souligne que les participants à la rencontre ont notamment souligné qu’ils espéraient que le quartier puisse conserver sa quiétude, quoi qu’il advienne de l’église Saint-Luc et de la salle communautaire voisine dans le futur.

La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, a notamment retenu que des gens avaient proposé la création d’une garderie à l’intérieur de la salle communautaire voisine du lieu de culte. Cette idée mérite selon elle d’être étudiée.

« J’ai hâte de voir le rapport des étudiants de l’École de politique appliquée, affirme Mme Hamm. C’est sûr qu’on va reparler du dossier entre nous, à la Ville de Magog, pour approfondir les choses en revenant sur cette consultation publique. »

Selon la mairesse de Magog, le projet de conversion qu’avait soumis le promoteur Éric Éthier « mérite toujours d’être regardé. C’est vraiment le volet hébergement de ce qu’il propose qui semble accrocher parce qu’il y a déjà plusieurs gîtes du passant dans le secteur concerné. Il reste maintenant à voir comment on pourrait modifier ce projet pour le rendre acceptable. »

Puisqu’il est question de lui, M. Éthier révèle avoir toujours l’intention de donner une nouvelle vie à l’église et à la salle communautaire. Il souhaiterait aménager une salle de réception dans le premier des deux bâtiments et six chambres dans le second.

« Ce qu’il est important de considérer, c’est que le temps presse si on veut sauver ces deux bâtiments. De plus, la conversion ne se fera pas sans qu’on investisse beaucoup d’argent dans ces immeubles. Les revenus du projet devront également être suffisamment grands pour couvrir les frais annuels d’entretien et de chauffage », explique l’homme d’affaires.