Le bâtiment de la caisse d'Ascot Corner ne pourra pas être aménagé afin combler le manque d'espace de l'école la Source-Vive.

École de la Source-Vive : l'aménagement de la caisse jugé trop onéreux

Le bâtiment de la caisse d'Ascot Corner récemment acquis par la Municipalité ne pourra finalement pas faire partie de la solution au manque d'espace de l'école la Source-Vive.
L'ancienne institution financière proposée par la Municipalité à la Commission scolaire de la région de Sherbrooke (CSRS) nécessitait des aménagements de quelque 400 000 $. Cette avenue ne sera donc pas considérée pour régler la problématique.
« Ce bâtiment, qui était déjà en projection d'achat par la Municipalité, nous a été offert. Nous sommes donc allés évaluer le coût matériel pour mettre ça à des normes d'école. À ce moment, nous avons convenu que c'était beaucoup d'argent pour une municipalité seulement », explique le président de la CSRS, Gilles Normand.
La commission scolaire regardera donc les autres options afin d'agrandir de l'intérieur l'école pour éviter la fameuse déportation d'élèves de la Source-Vive.
« Tant qu'à investir une telle somme, nous regardons si nous ne pouvons pas faire quelque chose à l'école même. Nous avons d'ailleurs rencontré le député, Ghislain Bolduc, à deux reprises à ce sujet », note M. Normand.
Les différentes avenues sont donc étudiées afin de trouver une solution durable pour Source-Vive, mais rien n'est encore matérialisé.
« C'est un peu difficile de ce côté. Il y a des éléments qui n'aident pas, donc nous en sommes à trouver de nouvelles pistes. En passant par le député, il sera possible de vérifier d'autres choses que nous ajouterons à nos réflexions plus tard », confie-t-il.
La solution la plus simple serait évidemment d'agrandir l'école primaire Source-Vive, mais n'est pas envisageable. Une dizaine de locaux sont disponibles sur le territoire de l'école.
« Il faut comprendre qu'un agrandissement d'établissement demandé au ministère n'est pas qualifiable puisqu'il y a des locaux libres dans le secteur complet de l'École de la Montée. Dès qu'il y a de l'espace disponible, il faut la maximiser », fait valoir M. Normand.
Cette situation s'est produite pour trois autres écoles primaires de la CSRS cette année. « Quatre écoles étaient en surpopulation, et jusqu'à maintenant, nous avons modifié le territoire de trois de celles-ci. Quand nous sommes arrivés à la Source-Vive, la municipalité a souhaité s'impliquer et nous avons donc suspendu les travaux pour laisser la chance à celle-ci de trouver des solutions avec nous au lieu de déplacer des élèves et de revoir le territoire », précise Carl Mercier, directeur général adjoint à l'administration de la CSRS.
La municipalité a jusqu'au mois de juin pour présenter des pistes de solution. Par la suite, les mesures prises seront effectives à partir de la rentrée scolaire 2018. Il n'a pas été possible d'obtenir de réponses concernant les plans B envisagés.