Le libéral Guy Madore, le caquiste Gilles Bélanger, le péquiste Maxime Leclerc de même que Stéphanie Desmeules du Parti vert, ont participé à un débat à Magog, lundi soir.

Échanges animés entre Bélanger et Madore

Le dynamisme caractérisant l’homme d’affaires Gilles Bélanger, de la Coalition avenir Québec, a semblé bien servir celui-ci lors du débat tenu lundi soir, à l’auditorium des Tisserands, à Magog. Mais le caquiste a fait face à des adversaires, le libéral Guy Madore et le péquiste Maxime Leclerc principalement, qui n’ont pas eu peur de lui tenir tête.

Le débat de lundi soir, auquel environ 120 personnes ont assisté, a été organisé par la Chambre de commerce et d’industrie Magog-Orford. L’animation avait été confiée à Gilles Péloquin, tandis que les questions avaient été écrites par l’auteur de ces lignes ainsi que Dany Jacques, du Reflet du lac.

Ayant duré deux heures, cette joute oratoire qui opposait des candidats de la circonscription d’Orford a été relativement inégale. Des échanges plutôt ternes ont eu lieu par moment. Mais, à quelques reprises, des flammèches ont fusé.

Un des moments forts de la soirée est survenu lorsque Gilles Bélanger a dénoncé le faible appui financier accordé par les libéraux au secteur des technologies de l’information et des communications (TIC), au cours des dernières années, à Magog.

« M. Madore, il y a eu 20 millions d’argent privé dans le développement du quartier des technologies et 175 000 $ provenant du public. Vous affirmez que le gouvernement libéral favorise le développement régional. Je n’y crois pas », a lancé M. Bélanger, qui a piloté le projet de construction de l’îlot Tourigny.

« Vous n’êtes pas capable de comprendre que, si vous étiez élu, ce ne serait pas votre argent que vous gèreriez ni celui des autres personnes vous accompagnant. Ce serait l’argent du gouvernement. Vous auriez des décisions à prendre et il faudrait que ce soient les meilleures possible », a rétorqué Guy Madore.

Maxime Leclerc est alors intervenu pour demander à Gilles Bélanger de ne pas quitter le domaine des affaires. « Restez dans le développement économique. La région a trop besoin de vous. Vous êtes bien parti, continuez », lui a-t-il lancé, en laissant entendre que le caquiste n’était pas fait pour la politique.

Quelques minutes auparavant, un échange corsé entre les candidats libéral et caquiste avait déjà eu lieu après que le second des deux eut évoqué le projet de centre de recherche de la Vallée des élastomères, que le Parti libéral du Québec voudrait supporter financièrement. 

Dans une longue tirade, M. Bélanger avait notamment accusé les libéraux de s’approprier le projet de centre de recherche en question. Guy Madore avait ensuite affirmé que son opposant caquiste disait « n’importe quoi », soutenant en outre qu’il ne savait pas qui pilote ce projet.

Pour clore cette portion animée du débat qui portait sur l’économie, la candidate du Parti vert du Québec, Stéphanie Desmeules, a fait un peu d’humour en déclarant qu’elle se sentait « comme Manon Massé ».

Puisqu’il est question d’elle, Mme Desmeules a tenté de démontrer l’importance de l’environnement et des mesures pour le protéger tout au long du débat. Et, bien qu’elle appartienne à un parti moins visible, elle a su gagner la sympathie des spectateurs lundi. « Mettez vos lunettes vertes, messieurs, à chacune de vos décisions », a-t-elle envoyé à ses trois adversaires avant d’être chaudement applaudie.  

Quant à Maxime Leclerc, il a connu un de ses meilleurs moments de la soirée quand il a talonné Gilles Bélanger sur la question des taxes scolaires. « Vous proposez d’abaisser le taux de cette taxe à la CAQ. Je vois mal comment vous pourrez réinvestir en éducation de cette façon », a-t-il remarqué.

Notons que les échanges entre les quatre candidats seront télédiffusés à l’antenne de NousTV, dans la région de Magog, mercredi à compter de 20 h de même que jeudi à 10 h, 14 h et 22 h.