Valoris devra transporter du lixiviat de son site d’enfouissement de Bury vers Sherbrooke pour l’acheminer à l’usine de traitement des eaux.

Du lixiviat transporté jusqu’à Sherbrooke

Valoris doit transporter du lixiviat par camion jusqu’à Sherbrooke pour permettre son traitement à même l’usine de traitement des eaux. Le ministère de l’Environnement accorde cette permission pour la première fois au centre de valorisation des matières résiduelles.

« Les conditions hivernales sont arrivées trop vites. Nous n’avons pas été capables de descendre nos bassins de lixiviat assez rapidement. Nous avons donc obtenu une autorisation du ministère de l’Environnement. Nous avons la possibilité de transporter l’équivalent de six camions-citernes par jour, mais nous avons suspendu le transport en raison de la fonte des neiges », explique Denis Gélinas, directeur par intérim de Valoris.

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« C’est la première fois que nous procédons de cette façon. D’habitude, nous diminuons les volumes avant l’hiver. C’est une mesure d’exception que nous ne souhaitons pas renouveler l’an prochain. Dans notre processus d’agrandissement, nous devrions prévoir une plus grande capacité de rétention. »

Jusqu’au 15 mai

L’entente est valide jusqu’au 15 mai. « Notre objectif est de ne pas retourner dans la nature de l’eau qui ne serait pas traitée. Il n’y a donc pas de conséquences sur l’environnement si tout est fait selon les règles. »

Pendant la saison froide, les eaux de lixiviat ne peuvent pas être traitées sur place parce que la température est trop froide pour le traitement biologique. La procédure est de récolter et d’entreposer les eaux de lixiviation dans des bassins de captage et d’entreposage.

Une des solutions évoquées et décrites dans le procès-verbal du 1er décembre de Valoris était de fabriquer de la neige avec cette eau de lixiviation. Le centre de valorisation des matières résiduelles avait demandé des soumissions pour louer des équipements qui lui permettraient de faire de la neige avec environ 10 000 m3 d’eau. La neige aurait été entreposée avant d’être réacheminée vers un bassin d’accumulation au printemps.

Cette idée a finalement été écartée. « On avait un problème à savoir quelle usine prendrait le lixiviat chez nous. On ne voulait pas que ça déborde. Il fallait trouver de nouvelles solutions. Nous avions l’autorisation du ministère de fonctionner de cette façon. Mais pour des raisons de senteur, nous avons éliminé cette option », explique le maire Steve Lussier, président de Valoris.