Annie Lussier est la porte-étendard du Défi Chaîne de Vie en Estrie qui aura lieu au mont Orford ce dimanche.

Donner au suivant avec le Défi Chaîne de Vie

Promouvoir le don d’organes et de tissus prend tout son sens pour Annie Lussier qui laissait sa fille Sarah-Eve Fontaine s’envoler il y a deux ans maintenant. Porte-étendard du Défi Chaîne de Vie en Estrie, la mère de famille répète à qui veut bien l’entendre que le concept du « Donner au suivant » est primordial et que d’en parler l’est tout autant.

« Ma grande fille n’a pas pu donner ni d’organe ni de tissu, même si c’est ce qu’elle souhaitait. Sa condition ne le permettait pas. De m’impliquer dans cette cause du don de soi est une continuité pour moi, une façon de garder vivante une parcelle de Sarah-Eve et de rendre hommage à ce qu’elle a vécu. Le don d’organes et de tissus était une cause qui lui tenait à cœur tout comme moi », confie Annie Lussier.

La mission de l’organisme de bienfaisance Chaîne de Vie est de promouvoir le don d’organes en soutenant un projet éducatif qui enseigne aux enfants de 15 et 16 ans l’importance du don d’organes et de tissus par le biais du cours d’anglais. Le cours devient un prétexte à propager l’information concernant ce sujet. Plusieurs écoles secondaires du Québec offrent ce type de cours, mais beaucoup tardent encore à emboîter le pas.

« Il faut en parler. Ce qui est intéressant avec la sensibilisation au don dans les cours, c’est que les jeunes deviennent des ambassadeurs de la discussion en famille. Ils peuvent démystifier le don d’organe et défaire les préjugés et les peurs que peuvent avoir certaines personnes », croit Annie Lussier.

Le Défi du dimanche 14 octobre au mont Orford sert à appuyer ce projet notamment dans la formation des enseignants. « Suite à leur formation, les enseignants partent avec un genre de cours clé en main incluant du matériel pédagogique significatif », affirme celle qui chapeaute également l’équipe locale du Papillon au Défi Chaîne de Vie.

« Les jeunes apprennent toutes les notions nécessaires pour prendre leur propre décision par rapport à leur corps. Actuellement, il y un pour cent des gens qui acceptent d’être donneurs qui peuvent l’être alors chaque don est important. Physiquement, une personne peut sauver huit vies et en améliorer quinze autres en donnant ses organes lors de son décès », ajoute la porte-étendard.

Des familles de greffés et de donneurs ainsi que des enseignants et des médecins graviront le mont Orford côte à côte pour la cause. « Par un bandeau, chacun sera identifié selon sa place dans la chaîne de vie. Par exemple, si une mère de greffé désire échanger avec une autre personne qui vit la même chose, le contact sera plus facile », explique Annie Lussier qui invite la population à participer au Défi Chaîne de Vie. Elle invite aussi ceux qui sont plus près de sa famille à agrandir le cercle de l’équipe du Papillon qui représente sa fille Sarah-Eve, greffée des poumons.

Les inscriptions en ligne se font au www.defi.chainedevie.org. Il est possible de s’inscrire sur place le matin même dès 9 h. L’ascension du mont Orford débutera vers 10 h.