En Estrie, 14 donneurs décédés ont permis le prélèvement de 67 organes en 2018.

Don d’organes : l’Estrie toujours une région modèle

L’Estrie continue d’être une région modèle en ce qui concerne le don d’organes. En 2018, 14 donneurs décédés ont permis le prélèvement de 67 organes. Ce groupe représente 7,5 pour cent des donneurs de la province, car on a recensé 164 personnes décédées ayant fait don de leurs organes l’an dernier au Québec.

C’est le bilan qu’a dressé mercredi l’organisme Transplant Québec.

L’an dernier, 12 donneurs décédés ont permis 43 prélèvements d’organes, soumet pour comparaison Louis Beaulieu, directeur général de l’organisme. 

Au chapitre des personnes transplantées, on arrive à un total de 13 en 2018. Il y en a eu 16 l’année précédente.

M. Beaulieu tient à souligner les efforts consentis par les équipes du CIUSSS de l’Estrie-CHUS en ce qui concerne les dons d’organes. « Nous arrivons dans votre région à un taux de 4,84 organes prélevés par donneur. C’est un très bon résultat quand on sait qu’un donneur peut offrir jusqu’à huit organes », analyse-t-il.

« Le don d’organes se fait souvent en période de crise. Les parents d’un défunt doivent prendre la décision de donner des organes. Si les volontés de la personne sont claires, il est plus facile pour la famille de respecter ses volontés. »

Transplant Québec rapportait mercredi que l’an dernier, 497 personnes ont bénéficié d’une transplantation d’organe au Québec grâce à la générosité de 164 donneurs décédés et de 46 donneurs vivants.

En 2017, 564 personnes avaient profité d’une transplantation.

805 personnes sur la liste d’attente

Au 31 décembre dernier, 805 personnes étaient inscrites sur la liste d’attente unique gérée par Transplant Québec, 19 de plus que l’année précédente. Depuis 2011, le nombre des personnes en attente a diminué de près de 40 pour cent, étant passé de 1264 à 786 en 2017. Le bilan montre notamment une augmentation significative de 14 pour cent en un an du nombre de références par les centres hospitaliers.

Jean Gravel, président du conseil d’administration de Transplant Québec, observe que le bilan 2018 témoigne d’un niveau important d’activités en don d’organes au Québec et d’efforts pour réaliser le don d’organes.

Transplant Québec rappelle qu’à peine 1,4 pour cent des personnes qui décèdent à l’hôpital sont susceptibles de devenir des donneurs d’organes, soit un maximum de 450 personnes annuellement si toutes les conditions sont réunies à chaque fois.

Par le don d’organes, une personne peut sauver jusqu’à huit vies et redonner la santé à 20 autres personnes par le don de tissus. Transplant Québec rappelle que l’inscription dans un des registres constitue la meilleure manière de confirmer son consentement.

M. Beaulieu fait remarquer que l’Estrie se compare à d’autres régions québécoises où le don d’organes demeure populaire, comme à Montréal et au Saguenay/Lac-Saint-Jean. « Si toutes les régions faisaient aussi bien que l’Estrie, nous aurions un total de plus de 200 donneurs au Québec », lance-t-il.

« Il faut plus d’efforts pour faire connaître le don d’organes. Surtout quand on sait qu’un donneur peut sauver huit vies. Une greffe de rein peut faire sauver 50 000 $ à l’État parce que la personne n’ira plus en dialyse. Nous avons besoin que le gouvernement investisse dans le don d’organes. » Avec La Presse canadienne