Le Granbyen Jacques Choquette manque à l’appel depuis deux ans. L’enquête policière a finalement mené à l’arrestation d’un homme de 36 ans, mardi, à Granby.

Disparition de Jacques Choquette: un suspect arrêté

Deux ans après la disparition du Granbyen Jacques Choquette, un homme âgé de 36 ans qui est soupçonné d’avoir joué un rôle dans cette nébuleuse affaire a été arrêté. Aucune accusation en lien avec la disparition de M. Choquette n’a toutefois été déposée contre lui pour le moment.

Stéphane Blanchard a été arrêté à son domicile de la rue Joseph-Dion, mardi soir, par les enquêteurs du Service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec.

Ce dénouement, qui survient pratiquement deux ans jour pour jour après la disparition du Granbyen, a été possible à la suite de récentes démarches d’enquête, indique la sergente Aurélie Guindon, porte-parole de la Sûreté du Québec en Estrie. 

Selon les informations obtenues par La Voix de l’Est, les policiers ont mené une perquisition dans la maison où il vit. Celle-ci se situe dans un secteur plutôt isolé de la ville, tout près de la route 112. 

Rappelons que la mystérieuse disparition de Jacques Choquette remonte au 3 novembre 2016. Ce soir-là, il a quitté sa résidence de la rue Georges-Cros en annonçant à sa conjointe qu’il sortait pour une heure. Il n’est jamais rentré. Ses proches se sont rapidement inquiétés et ont signalé sa disparition aux policiers. 

La voiture de M. Choquette, père de deux enfants, a été retrouvée incendiée le lendemain dans un champ en bordure du Petit rang six à Saint-Valérien-de-Milton. Il n’y avait aucune trace du disparu. 

Un de ses frères, Robert Choquette, a multiplié les démarches afin de faire progresser l’enquête policière et obtenir de l’information du public. Il a notamment créé la page Facebook Retrouvons Jacques Choquette et mis en place une ligne téléphonique pour inviter ceux et celles qui avaient des renseignements pouvant permettre de savoir ce qui est arrivé à son frère à composer ce numéro.

La famille est convaincue que Jacques Choquette est mort le jour de sa disparition. Son frère Robert Choquette a récemment fait savoir que la famille a engagé un avocat pour le faire déclarer mort légalement. 

oint par La Voix de l’Est mercredi après-midi, Robert Choquette n’a pas souhaité commenter le récent dénouement. « Je vais prendre un peu de recul, a-t-il fait savoir, très émotif. J’aimerais mieux ne pas en parler pour le moment. »

Il n’a pas été plus bavard lors de la comparution du suspect. « C’est trop lourd », a-t-il fait savoir.

Le suspect, Stéphane Blanchard, a comparu brièvement et silencieusement au palais de justice de Granby, mercredi.

Comparution

Grand et mince, les cheveux noirs, portant des lunettes, une barbe et une barbiche, vêtu d’un chandail de type kangourou blanc et d’un jeans, Stéphane Blanchard a comparu brièvement et silencieusement au palais de justice de Granby, mercredi.

Pour la Couronne, Me Karine Guay s’est opposée à sa remise en liberté. Il n’est pour l’instant accusé que de trafic et de possession de cannabis ainsi que d’entreposage illégal d’arme à feu, et a plaidé non coupable.

De concert avec Me Rachel Bernatchez, de la défense, le dossier a été remis pour la forme au 13 novembre. L’accusé pourrait alors demander une audience afin d’être remis en liberté en attendant son procès.

Me Guay refuse dans l’immédiat de faire le lien entre l’accusé et la disparition de Jacques Choquette parce que « le dossier n’est pas complet ». « Il me reste des documents à recevoir », a-t-elle indiqué à sa sortie de la salle d’audience.

Stéphane Blanchard est un habitué des tribunaux. Par le passé, il a été trouvé coupable d’introduction par effraction, de vol, de conduite avec les facultés affaiblies, de bris de condition et trois fois de recel. 

Sa dernière condamnation remonte à mars 2012, alors qu’il avait alors écopé de 50 heures de travaux communautaires pour recel, soit le fait de détenir sciemment des choses volées.