Des équipes de la Ville de Magog travaillent presque sans relâche pour améliorer l’état des rues sur le territoire municipal, et ce, depuis plusieurs jours déjà.

Des rues en piteux état à Magog

Les températures froides jumelées aux épisodes de pluie répétés ont causé de lourds dommages dans les rues de la ville de Magog, où de nombreux nids-de-poule sont apparus au cours des dernières semaines. Les équipes de la municipalité sont à pied d’œuvre pour colmater les trous et faire disparaître toute la glace recouvrant les rues, mais elles peinent à reprendre le dessus.

« Les fluctuations de température cet hiver seraient les plus importantes depuis 1998, d’après ce que disait un météorologue. C’est bien certain que ça cause des trous dans la chaussée et que ça complique nos opérations sur le réseau », reconnaît sans difficulté la directrice des travaux publics de la Ville de Magog, Danielle Comeau.

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Mme Comeau admet d’ailleurs que le nombre de plaintes de la part des automobilistes est plus élevé qu’à l’habitude cet hiver. « Mais ce n’est pas une mauvaise chose que les citoyens nous interpellent parce qu’on peut ainsi mieux intervenir », souligne-t-elle.

Pour boucher les nids-de-poule, la Ville a étendu pas moins de huit tonnes d’asphalte tiède durant les derniers jours. La directrice des travaux publics de la Ville avoue toutefois que les réparations effectuées n’ont pas tenu longtemps dans bien des cas. « Quand on est sur les artères de la ville, la durée de vie de ce genre de réparation en hiver est habituellement de 48 heures. »

Voilà pourquoi la municipalité a récemment testé un produit conçu pour améliorer la durée de vie des réparations réalisées avec de l’asphalte tiède. « C’est un produit qui se dilate au contact de l’eau. On l’a essayé sur une rue et le résultat a été bon alors on va étendre son utilisation », indique Danielle Comeau.

La glace

Outre les nids-de-poule, les épaisses plaques de glace présentes sur la chaussée constituent aussi un problème non négligeable pour les automobilistes cet hiver.

« C’est difficile de tout décoller la glace qu’on retrouve dans les rues à cause des grands froids. Nos puisards ne sont pas tous bien dégagés et ça entraîne de nouvelles accumulations d’eau formant ensuite de la glace. Mais on fait de gros efforts. On a notamment recruté des camionneurs artisans, dans les derniers jours, pour accélérer le déneigement », note Mme Comeau.

Par ailleurs, Danielle Comeau a de la difficulté à statuer lorsqu’on lui demande si l’hiver actuel aura des impacts à long terme plus prononcés sur le réseau routier, comparativement à la saison hivernale moyenne.

« Ce que je veux en tout cas, c’est qu’on change notre approche. Il faut être plus dans le préventif aujourd’hui et ne pas attendre que les problèmes apparaissent avant d’agir », fait-elle valoir.