Cinquante-six milieux de garde situés à Lac-Mégantic pourraient se retrouver en grève « si la négociation nationale ne progresse pas de façon significative ». Les membres représentées par le Syndicat des responsables en service de garde en milieu familial -Estrie (CSN) ont voté « à forte majorité » pour la grève, mardi, qu’elles pourraient déclencher au moment jugé opportun.

Des responsables de service de garde votent pour la grève

Cinquante-six milieux de garde situés à Lac-Mégantic pourraient se retrouver en grève « si la négociation nationale ne progresse pas de façon significative ». Les membres représentées par le Syndicat des responsables en service de garde en milieu familial -Estrie (CSN) ont voté « à forte majorité » pour la grève, mardi, qu’elles pourraient déclencher au moment jugé opportun.

Ce sont minimalement 336 enfants et leurs parents qui pourraient être touchés par un débrayage.

Les parents seront avisés plus d’une semaine à l’avance de la tenue de la grève si les RSG vont de l’avant avec ce moyen de pression, précise Karine Morisseau, représentante du secteur des responsables en service de garde de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Tous les syndicats de RSG affiliés à la CSN se prononceront sur cette recommandation d’ici le 20 février.

Mme Morisseau déplore que les offres de Québec ne permettent pas de rattraper le salaire minimum et ne couvrent pas « l’inflation prévisible », avec un maigre 6,5 % de plus sur cinq ans.

La centrale syndicale demande 2,5 % par année (de 2020 à 2022), pour un contrat de travail de trois ans, tandis que le gouvernement souhaite une entente sur cinq ans. Les RSG réclament aussi l’équité avec un emploi comparateur. Elles remettent en question la comparaison prise par le ministère de la Famille, soit un emploi d’éducatrice à l’échelon 1 et non formée. « Il y a des animateurs de camp de jour qui gagnent plus cher que nous », déplore-t-elle en ajoutant que le Ministère ne reconnaissait pas, par exemple, toute la planification qu’exige le métier.

Les RSG connaîtraient aussi un recul de leur fonds de perfectionnement, alors qu’elles doivent réaliser de la formation obligatoire qui n’est pas rémunérée, note aussi Mme Morisseau.

Selon la centrale syndicale, depuis trois ans, 25 % des RSG ont fermé leurs portes au Québec, toute accréditation syndicale confondue. La Tribune avait révélé l’automne dernier que 85 responsables de services de garde (RSG) ont fermé leurs portes depuis deux ans dans la région, selon des données du Regroupement des centres de la petite enfance des Cantons-de-l’Est (RCPECE).

Les quelque 10 000 RSG de la province représentées par la CSQ exercent aussi des moyens de pression depuis le 31 janvier, en ouvrant les portes de leur service plus tard chaque vendredi, jusqu’à deux heures plus tard.

Leur mandat compte aussi une demi-journée et une journée de fermeture. Le litige porte principalement sur la rémunération.