Le lac Stukely, qu’on peut notamment voir au parc national du Mont-Orford.
Le lac Stukely, qu’on peut notamment voir au parc national du Mont-Orford.

Des parcs nationaux transformés

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Le site de la Sépaq a littéralement été assailli, mercredi, à la suite de l’annonce de la réouverture des campings au Québec : 90 000 personnes se sont ruées sur le portail de l’organisation. « Tout de suite après l’annonce du ministre, il y a eu une vague d’achalandage de 90 000 visiteurs hier (mercredi) qui se sont rendus sur le site pour voir s’ils pouvaient trouver quelque chose pour cet été  », commente le porte-parole Simon Boivin.

« C’est totalement exceptionnel et inhabituel à cette période-ci de l’année. On a mis en place une salle d’attente, comme on le fait quand on a des lancements de gros produits, comme la saison de la pêche s’ouvre (...)  Ça a bien tenu le coup, mais c’est sûr qu’il a fallu s’armer de patience pour certaines personnes. Il y a des gens qui veulent réserver, des gens qui ont des modifications à faire. » 

Il souligne que la meilleure façon de réserver demeure le site web. Il fallait également s’armer de patience du côté de la ligne téléphonique. 

Le camping sera donc offert à partir de lundi. Les types d’hébergement offerts varient cependant en fonction des secteurs et des dates. 

Par exemple, au parc national du Mont-Orford, on indique que le camping au secteur Stukely est offert à compter du 1er juin, et à compter du 12 juin pour le secteur Fraser. Les séjours en chalet et prêts à camper Étoiles y seront ausi ouverts dès le 1er juin.

« On essaie d’en ouvrir le plus possible en même temps. La charge de travail ne permettra pas que dès le 1er juin, on puisse avoir l’ensemble des chalets ouverts. Le prêt à camper traditionnel, par exemple, doit être monté et démonté pour l’hiver, le montage de ça va prendre plus de temps compte tenu de toute l’énergie qu’on a à mettre sur l’ensemble des infrastructures à réouvrir. »

Les semaines de la construction, les week-ends et les fériés s’envolent plus rapidement. On peut toujours dénicher quelque chose si l’on fait preuve de souplesse, estime Simon Boivin.

Les plages demeurent fermées pour le moment. « On est en attente du feu vert  spécifique de la Santé publique », note-t-il en ajoutant qu’elles ouvrent, en temps normal, à la Saint-Jean-Baptiste. « On va ouvrir nos plages et nos piscines en même temps que les piscines publiques. »

La Sépaq se conforme également à l’interdiction de feu à ciel ouvert de la SOPFEU. 

La plage Stukely, au parc national du Mont-Orford... avant la COVID-19. Les plages et piscines de la Sépaq demeurent pour le moment fermé.

Un cadre transformé

À quoi ressembleront les lieux dans le contexte de la COVID?

Plusieurs façons de faire seront modifiées, mais les services de dépanneur seront accessibles. 

« Il n’y aura plus d’enregistrement à l’arrivée, on peut s’enregistrer en ligne avec un courriel pré-séjour que l’on reçoit. Sur place, il y aura une multitude de mesures mises en place pour les bâtiments et les centres de de découvertes et service, il y a des zones d’attente qui vont être faites, des distributeurs de produits désinfectants. Dans tous les bâtiments, il y a des rondes de nettoyage et de désinfection qui sont augmentées. Si je pense aux blocs sanitaires, par exemple, on a fait un guide de mesures sanitaires et de protocoles d’entretien qui a été approuvé par la Santé publique. Même chose pour les chalets : entre les séjours, ils vont être nettoyés de fond en comble. » 

Des plexiglas seront installés entre les lavabos dans les blocs sanitaires. 

Pour le moment, les refuges (des espaces partagés), demeurent fermés. La literie n’est plus fournie dans le contexte de la COVID. 

Pourrait-on limiter l’achalandage dans les parcs? 

S’il n’y a pas de chiffre maximum, les directeurs des parcs ont le pouvoir de limiter l’accès au parc ou à certains secteurs, voire de fermer l’accès, s’ils jugent que l’achalandage ne permet plus de respecter la distianciation ou pour d’autres raisons jugées à propos, note M. Boivin. 

« Ça arrive, quand c’est la journée des parcs nationaux, de fermer l’accès parce qu’un parc est au maximum de sa capacité », fait-il remarquer. 

Du côté de Mégantic et de Frontenac

Au parc national du Mont-Mégantic, il est encore trop tôt pour annoncer l’ouverture de l’ASTROLab. L’équipe analyse présentement les possibilités avec les contraintes de rassemblement. L’offre éducative, indique-t-on, se poursuit en direct sur les réseaux sociaux, et l’équipe entend poursuivre cette approche tout au long de l’été. Les refuges demeurent pour le moment fermé, incluant le refuge au mont Saint-Joseph.

Pour les gens qui souhaitent faire du canot-camping à Frontenac, cette offre devrait débuter le 19 juin, sauf pour les sites du Héron et de l’Ours, où quelques travaux sont nécessaires.