Une soirée d’étable tenue récemment dans les nouvelles installations de la Ferme Bessette a permis d’amasser 2500 $ pour financer le service de travail de rang en Estrie.

Des matelas d’eau pour les vaches

Des matelas d’eau, une aire de jeux et des brosses automatiques pour les vaches. La nouvelle étable la Ferme Bessette et frères de Waterville ne manque pas de confort pour le troupeau laitier.

On n’a pas lésiné sur les innovations pour augmenter le bien-être des animaux, assure René Bessette, l’un des propriétaires. Les nouvelles installations comprennent aussi trois robots de traite.

« Nos bâtiments commençaient à prendre de l’âge. Nous voulions augmenter le bien-être animal de notre troupeau élite et garder notre réputation de ferme innovante, explique-t-il. Par exemple, les matelas d’eau sont plus confortables que le sable dans une étable à stabulation libre. C’est plus chaud en hiver et plus frais en été. »

« Nous pourrons aussi régler une partie du manque de main-d’œuvre. »

La construction a débuté en 2018 et s’est terminée en janvier 2019.

Récemment, plus de 300 personnes ont répondu à l’appel de la famille Bessette, dont la ministre de l’Agriculture du Canada, Marie-Claude Bibeau, le directeur général de l’ACFA, René Beauregard et le vice-président de la Fédération de l’UPA-Estrie, Michel Brien. La « soirée d’étable » a permis d’amasser des fonds pour le travail de rang auprès des producteurs en Estrie.

Ces personnes ont pu visiter des installations ultramodernes, commente René Bessette.

M. Bessette ne dévoile pas de chiffre, mais il soutient que les investissements permettront une meilleure efficacité et permettront une longévité plus grande des vaches. La rentabilité sera établie en long terme, dit-il.

Les holsteins du chemin Nichol ont dû s’adapter dans les premiers mois. La traite se fait quand elles le désirent, explique M. Bessette. « C’est une importante adaptation et de gros changements pour elles. Nous avons vu une baisse de 10 pour cent de la production de lait. C’était prévu. Ça va revenir à la normale. La production devrait dépasser celle que nous avions avant. Ça sera plus rentable à long terme. »

« Elles sont en pleine liberté. Les vaches décident quand elles vont se faire traire par l’un des robots, pas seulement parce qu’elles ont faim et qu’il y a de la nourriture qui les attend pendant qu’elles se font traire. »