Un individu de Stratford qui avait des pratiques sexuelles hors normes avec sa conjointe a dépassé les bornes dans l’escalade de la violence à un point qu’il se retrouve devant la justice.

Des jeux sexuels tournent à la violence conjugale

Un individu de Stratford qui avait des pratiques sexuelles hors normes avec sa conjointe a dépassé les bornes dans l’escalade de la violence à un point qu’il se retrouve devant la justice.

Si les pratiques sexuelles intenses mais consentantes étaient pratique courante dans le couple, Laurent Servant les a menées trop loin entre le 10 et le 12 octobre dernier lors d’un épisode de violence conjugale.

Devant le tribunal, Laurent Servant a plaidé coupable à des accusations de voies de fait causant des lésions et de séquestration.

« Nous sommes dans un contexte conjugal. L’accusé est allé se procurer du vin, du rhum et de la bière. Au retour à la maison, il a posé des gestes violents sur sa conjointe. Pour des raisons qu’il s’explique mal, il l’a poussée contre une porte puis l’a frappée au visage avec la main ouverte. La victime rapporte qu’elle a eu des ecchymoses au visage et la lèvre fendue. Elle saignait de la bouche », explique la procureure aux poursuites criminelles Me Gabrielle Cloutier.

La victime rapporte avoir été frappée à une trentaine de reprises au cours des deux jours des évènements.

« Il insistait pour que la femme consomme de l’alcool. Il va l’étrangler à quelques reprises au cours de cette période jusqu’à ce qu’elle manque d’air et ne puisse plus bouger. Elle disait qu’il la tirait par les cheveux sur deux à trois mètres », ajoute Me Cloutier dans le récit des faits reconnus par Servant.

C’est pendant que Servant dormait que la victime a pu quitter les lieux puis contacter les policiers.

L’accusé a fait une déclaration incriminante admettant sa consommation d’alcool ainsi que les gestes posés.

Multiples gestes violents

L’individu de 34 ans a admis de multiples gestes de violence à sa conjointe notamment lors d’ébats sexuels lui causant ainsi des ecchymoses.

Il a aussi reconnu avoir étranglé la victime lors des « jeux » sexuels du couple qui avaient pris une tournure criminelle. Lors des gestes en cause, il a outrepassé les règles établies par le couple lors de leurs ébats qui avaient évolué de façon malsaine.

« Mon client rapporte que les gestes de strangulation et de voies de fait survenaient dans un contexte sexuel. Il admet dans sa déclaration que certains gestes ont été posés hors du contexte sexuel. Il regrette amèrement les gestes. Il veut préciser que madame aurait pu quitter quand elle le voulait malgré certains gestes où il l’empêchait de partir », précise l’avocate de la défense Me Julie Beauchemin.

Sans être capable d’expliquer les gestes, Servant a reconnu qu’il était intoxiqué lors des éléments qu’il a reconnus.

Dans sa plainte, la victime a affirmé qu’elle était contrainte par Servant de rester sur les lieux.

En attendant de recevoir sa peine, Laurent Servant s’est engagé à suivre une thérapie pour tenter de régler son problème de consommation.

Il devra rester en tout temps à la maison de thérapie et se soumettre à une thérapie au Seuil de l’Estrie pour son problème de violence.

Des conditions très restrictives lui ont été imposées par la juge Desgens, dont celles ne pas consommer de boissons alcooliques ou communiquer avec la victime.

C’est Me Julie Beauchemin qui assure la défense de Laurent Servant, alors que Me Isabelle Dorion représente le ministère public.

Des dossiers d’agression sexuelle et de voies de fait simple restent encore devant le tribunal.

Les observations sur la peine se dérouleront le 5 décembre prochain.