Le projet d'aménagement d'un brise-vent a pour but de limiter les problème de poudrerie en période hivernale sur l'autoroute 10 à la hauteur de Saint-François,

Des enrobés de fibres d’amiante transformés en brise-vent

Des déblais issus de chantiers routiers seront utilisés dans l’aménagement d’une butte brise-vent à Saint-François-Xavier-de-Brompton. On pourra ainsi valoriser des enrobés recyclés et additionnés de fibres d’amiante.

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) annonce le démarrage du projet en bordure de l’autoroute 55 Sud.

Prévu s’échelonner sur plusieurs années, ce projet consiste à recycler l’enrobé qui proviendra de chantiers d’asphaltage du MTQ en Estrie. «À terme, cet aménagement permettra de contrer les effets des vents qui provoquent de la poudrerie en période hivernale, rendant ainsi la visibilité bien difficile pour les automobilistes dans ce secteur de l’autoroute 55», explique-t-on dans un communiqué de presse.  

Ce projet de retrait et de disposition d’asphalte contenant de l’amiante se fait de manière fiable et sécuritaire, assure le MTQ. Le procédé utilisé permet d’assurer qu’aucune particule de fibres d’amiante ne se retrouve dans l’air. Pendant son retrait, l’enrobé est immédiatement stabilisé par un liant, pour empêcher l’émission de poussière.  

Cette solution a été développée de concert avec le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), et le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). 

Au début des années 90, le MTQ utilisait de l’enrobé additionné de fibres d’amiante lors des travaux d’asphaltage sur son réseau routier. L’amiante permettait une meilleure durabilité de l’asphalte. Cette pratique n’est plus utilisée depuis 2012, précise-t-on.                

Ces enrobés sont retirés dans les secteurs concernés lorsque le revêtement de chaussée arrive à sa durée de vie maximale. Environ 1000 km de routes du réseau du MTQ ont un revêtement en enrobé bitumineux additionné de fibres d’amiante (dans une proportion d’environ 1 %), ce qui représente 750 000 mètres cubes d’enrobés amiantés à gérer. 

Le quart de ces routes se trouve en Estrie, note-t-on.