Le rassemblement devant l’Hôtel-Dieu avait pour but de soutenir les employés du CIUSSS de l’Estrie. Sur la photo : Éric Bergeron, conseiller syndical au SCFP.

Des employés du CIUSSS dénoncent la surcharge de travail

La section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a tenu un rassemblement à l’Hôtel-Dieu pour faire reconnaître le travail de plus de 5000 employés de la catégorie 2 représentés sur l’ensemble du territoire du CIUSSS de l’Estrie. Une occasion de répondre aux difficultés vécues par le personnel et conséquemment de proposer des solutions concrètes.

Une belle énergie régnait sur la rue Murray pour le rassemblement des employés du CIUSSS de l’Estrie organisé par la section locale du SCFP. Principalement concernés par le manque de ressources et la pénurie de main-d’œuvre, les employés présents soulevaient les conséquences de ce problème sur la qualité de leur travail au quotidien.

« En Estrie, les employés sont à bout. Il manque constamment de personnel dans les établissements parce que l’employeur a de graves difficultés à recruter et garder les employés. Cette situation met en danger autant les patients que les employés », a déclaré Sylvain Dufort, président du SCFP 4475. La situation est décriée par le SCFP, qui affirme que tous ont le droit à des services, des conditions et des soins de qualité. Vraisemblablement la période de négociation avec l’employeur sera cruciale pour apporter des solutions aux problèmes soulevés.

Éric Bergeron, conseiller syndical au SCFP a tenu à rappeler les enjeux des prochaines négociations : « On s’est fait dire que l’argent viendrait du gouvernement en fonction de la performance. Évidemment on va encore presser le citron, c’est encore vous qui allez payer pour ça. C’est pour cette raison qu’on veut vous négocier les meilleures conditions de travail », a-t-il tenu à affirmer aux employés présents sur place.

Des conditions gagnantes

Pour l’ensemble des membres du SCFP qui étaient présents au rassemblement, la réforme de Gaétan Barrette est un échec. Le problème de main-d’œuvre chez le personnel du milieu paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS de l’Estrie, et même à l’ensemble du Québec, est directement responsable de la fragilisation dangereuse du réseau de la santé selon M. Dufort. C’est dans ce contexte difficile que le SCFP propose des solutions pour soutenir ses employés. « Si on réussit à minimiser le temps de déplacement pour les soins à domicile, on gagne plus de temps auprès des patients. C’est le service au complet qui en bénéficierait », a soutenu M. Bergeron.

Selon le conseiller syndical, c’est en améliorant les conditions de travail des employés que le système en entier pourra mieux se porter. « Il y a un grand coup de barre à donner, et en attendant, ce sont les patients et les employés en poste qui écopent », ajoute-t-il. Le ministre Gaétan Barrette a annoncé en février un dernier investissement de 8,6 millions de dollars pour améliorer l’accès aux services. La réponse d’Éric Bergeron reste toutefois bien claire sur ce propos : « Il faut bien plus que du saupoudrage préélectoral, il faut commencer par un vrai réinvestissement ».