Le directeur du scrutin de la circonscription dans Richmond, Mario Caron, signale que le processus est assez simple pour savoir si une personne a le droit de vote.

Des électeurs inaptes ont-ils voté à Windsor ?

Une séance de vote par anticipation a fait énormément réagir samedi au CHSLD de l’hôpital de Windsor. C’est que selon une employée, les représentants d’Élections Québec seraient arrivés avec une liste de gens aptes à voter beaucoup plus grande que celle fournie par le CHSLD.

« Je suis outrée, je travaille dans un CHSLD et ils sont venus faire voter des gens qui font de la démence, qui sont alzheimer et qui ne savent même plus tenir un crayon », a indiqué Mariette Daudelin, préposée aux bénéficiaires, dans un statut Facebook qui approchait le millier de partages dimanche en soirée.

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« Ça n’a pas de sens, la liste qu’on avait ne marchait pas avec la liste qu’ils avaient, a-t-elle ajouté lorsque contactée par La Tribune. J’ai même reviré une résidente de bord parce que ça n’avait pas d’allure de la faire voter. Elle ne savait même plus c’était quoi un crayon. On les connaît les résidents aussi et on sait à quel point ils peuvent être confus. Il devrait y avoir une enquête. »

Le CIUSSS confirme que les CHSLD doivent faire parvenir une liste de leurs résidents à Élections Québec. Chaque résident a également des notes à son dossier à savoir s’il est apte ou non à consentir pour lui-même. 

On souligne de plus qu’environ 80 % des résidents en CHSLD éprouveraient des troubles cognitifs à différentes phases.

Nom et adresse

Le directeur du scrutin de la circonscription dans Richmond, Mario Caron, signale pour sa part que le processus est assez simple pour savoir si une personne a le droit de vote.

« Si la personne, au moment du vote, est capable de décliner son nom et si elle est capable de dire l’endroit où elle demeure, pourvu qu’elle soit sur la liste électorale, cette personne peut voter si elle le désire. » 

Il ajoute que les critères ne changent pas pour les personnes atteintes de troubles cognitifs comme la démence ou l’alzheimer.

« Il y a différents stades c’est certain, mais dans un stade précoce si la personne est capable de donner son nom et de savoir où elle demeure, on peut procéder au vote, indique-t-il. On a une liste électorale et si les gens peuvent dire leur nom et adresse, ils peuvent voter. On ne peut pas priver une personne de son droit de vote si elle remplit les critères. Le droit de vote est en droit fondamental pour tout citoyen. »

M. Caron ajoute également que les personnes peuvent demander de l’aide lors du vote.