Des élèves qui fréquentent l’école du Parchemin d’East Angus pourraient être déplacés vers l’école Saint-Paul de Scotstown.

Des écoliers de Bury déplacés vers Scotstown?

Des parents de Bury s’inquiètent du possible déplacement de leurs enfants de l’école du Parchemin d’East Angus vers l’école Saint-Paul de Scotstown. S’ils n’ont pas envie de voir leur enfant changer d’école, une telle décision de la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC) permettrait toutefois à la petite école de Scotstown d’envisager un meilleur avenir, cette dernière ne comptant maintenant qu’une vingtaine d’élèves.

Ce sont quelque 60 élèves de Bury qui pourraient grossir les rangs de l’école Saint-Paul de Scotstown à la prochaine rentrée scolaire si la CSHC va de l’avant avec ce scénario.

L’école de Scotstown compte déjà environ cinq enfants qui habitent à Bury. Alors que les élèves de l’école du Parchemin sont à l’étroit et que les prévisions d’effectifs montrent une tendance à la hausse.

Le temps de déplacement entre Bury-East Angus et Bury-Scotstown se ressemble.

Or, bon nombre de parents qui habitent à Bury travaillent à East Angus ou encore à Sherbrooke, déplore Annie Duhaime, une mère de Bury qui représente un groupe de parents dont les enfants fréquentent l’école du Parchemin et qui pourraient être transférés à Scotstown. C’est sans compter le sentiment d’appartenance développé par les enfants envers leur école en raison de certains projets ou programmes.

La mère de quatre enfants souligne aussi que des parents qui se sont installés à Bury avaient visité l’école du Parchemin et cru que leur enfant y mènerait son parcours scolaire.

Alors que la décision doit être prise au conseil des commissaires le 30 janvier, une pétition sera lancée par le groupe de parents.

Le directeur général de la CSHC, Martial Gaudreau, indique que l’organisation a évalué cinq scénarios différents, et le déplacement des élèves vers Scotstown, en modifiant les bassins des deux écoles concernées, demeure le premier choix.

« L’école de Scotstown est en perte d’élèves depuis des années. On a une opportunité », commente M. Gaudreau, qui note que les établissements de Dudswell et Cookshire sont pleins. « L’école la plus proche, c’est Scotstown. » Les services d’enseignement de l’école Saint-Paul s’autofinancent, mais la CSHC doit parfois contribuer financièrement, notamment pour l’entretien du bâtiment.

Le directeur général dit comprendre que le changement dérange. Il est aussi conscient que les parents se déplacent davantage de Bury vers East Angus que vers Scotstown. Si la CSHC opte pour le déplacement des élèves de Bury, la commission scolaire pourrait offrir tout de même le service de garde à l’école Pope Memorial de Bury.

Une telle solution soulève toutefois des interrogations pour les parents, notamment en raison des rendez-vous et des activités parascolaires, note Mme Duhaime.

Le scénario de la demande d’agrandissement n’a pas été retenu. Selon les règles du ministère de l’Éducation, la CSHC ne pourrait faire une demande d’agrandissement si des locaux sont disponibles à proximité.

La commission scolaire a aussi regardé la possibilité d’établir une collaboration avec la Commission scolaire Eastern Townships (CSET), mais cette option n’a finalement pas été retenue faute de place. La CSHC a aussi pensé à utiliser le local du conseil des commissaires pour accueillir les enfants, mais cette option n’aurait pas complètement réglé le problème de surpopulation. La possibilité d’envoyer des élèves du primaire à la polyvalente Louis Saint-Laurent a aussi été écartée.