Bertrand Bilodeau

Des conseillers magogois pris à partie par des citoyens

Des propos prononcés par trois conseillers municipaux à Magog, Bertrand Bilodeau, Samuel Côté et Jean-François Rompré, ont beaucoup déplu à des citoyens, qui leur ont adressé de sérieux reproches. Un des citoyens mécontents, Steeve Cloutier, prévoit même déposer deux plaintes auprès d’instances provinciales.

Lors de la dernière assemblée du conseil municipal de Magog, le conseiller Bertrand Bilodeau a tenu des propos qui en ont fait sursauter plusieurs. Il réagissait à ce moment à la mobilisation en faveur du projet baptisé Lovering Biergarten ainsi qu’aux interventions de certains citoyens en lien avec ce controversé dossier.

« J’ai même appris sur Facebook que je n’avais pas de couilles. C’est bien mal me connaître ça, monsieur Cloutier. S’il y en a qui pense que je n’en ai pas, vous avez juste à venir me voir à la maison et je vous parlerai », a lancé le conseiller mardi soir.

Connu pour son franc-parler, Steeve Cloutier assure qu’il n’a jamais publié quoi que ce soit sur un réseau social qui aurait visé directement M. Bilodeau.

« Il n’a pas nommé mon prénom, mais les gens m’ont vite identifié. Ce sont des propos mensongers et ça ne passe pas du tout. C’est aussi de l’intimidation et de l’incitation à la violence. Ce n’est pas digne d’un élu. Je suis conscient qu’en critiquant les autres je m’attire des critiques et je l’accepte. Mais là c’est allé trop loin », plaide-t-il, remarquant dans la foulée que la séance publique de mardi était télédiffusée.

Bertrand Bilodeau se défend en indiquant que ses propos de la dernière assemblée du conseil faisaient référence à une affirmation dénigrante, diffusée par le citoyen, qui ciblait tous les conseillers de Magog à l’exception de Nathalie Bélanger.

Il assure également qu’il n’a jamais voulu menacer quiconque. « Quand j’ai dit que les gens pouvaient venir me voir à la maison, c’était simplement une invitation à la discussion à visage découvert plutôt qu’à travers Facebook », explique-t-il.

Quoi qu’il en soit, M. Cloutier affirme qu’il s’adressera à la Commission municipale du Québec ainsi qu’au Directeur général des élections du Québec (DGEQ). Dans le cas du DGEQ, la plainte porterait sur une possible mauvaise utilisation de la liste électorale par M. Bilodeau, ce dont ce dernier se défend.

Côté s’excuse

Assistant régulièrement aux séances du conseil municipal, le citoyen Michel Gauthier a pour sa part attaqué le conseiller Samuel Côté lors de la période des questions. Il a soutenu que M. Côté a sérieusement dérapé lors de l’assemblée du 19 mars quand il a affirmé que, à titre d’entrepreneur, il ne voudrait « jamais s’associer à un événement à Magog » en raison de la grogne souvent suscitée par les projets proposés dans cette ville.

« Un membre du conseil qui déclare ça, je ne comprends pas qu’il siège encore à l’hôtel de ville, a déclaré M. Gauthier. Il est là pour représenter la Ville et pas pour dire que, malheureusement, rien ne se passe ici à cause des citoyens. »

Samuel Côté a présenté ses excuses en public mardi. « Je me suis mal exprimé, a-t-il admis. Je garderai mes opinions personnelles pour moi à l’avenir. Et sachez que je redonne à Magog à travers ma compagnie et mes employés qui habitent dans notre ville. »

Jean-François Rompré s’est aussi fait reprocher des propos qu’il avait émis le 19 mars en lien avec le Lovering Biergarten. Il répondu qu’il avait le droit d’émettre ses propres opinions et d’énoncer des « faits ».