Laurie Pépin et Lacoulée Royal Electra à la Journée champêtre des chevaux lourds.

Des chevaux plus grands que nature

SAINT-FRANÇOIS-XAVIER-DE-BROMPTON — La Ferme des Cèdres accueillait samedi la Journée champêtre des chevaux lourds, un événement annuel qui donne l’occasion au grand public de venir admirer d’impressionnantes et massives bêtes dans le cadre de compétitions équestres et d’activités familiales.

« L’événement a été créé pour mettre en valeur les jeunes chevaux, c’est-à-dire ceux qui ont environ deux ans, parce que c’est eux la relève », indique Alain Bergeron, membre du comité organisateur de l’événement et propriétaire de la ferme hôte de cette année.

Cette journée est chapeautée par Canada Équestre et Cheval Québec, et elle est organisée chaque année à un nouvel endroit au Québec par les associations des trois races de chevaux lourds mises en vedette, c’est-à-dire les Belges, les Clydesdales et les Percherons.

M. Bergeron explique que les compétitions permettent de déterminer le potentiel de chaque cheval, à savoir s’il est meilleur pour le travail ou la performance, par exemple.

En tout, plus d’une soixantaine de chevaux étaient présents sur le site pour différentes démonstrations et activités. De ce nombre, une dizaine compétitionne lors d’événements estivaux dans les trois catégories de « challenge » interrace, soit l’attelage, à la tire et présentation au licou.

Les épreuves

«Le licou, c’est quand l’animal n’est pas monté et on fait juste le faire se déplacer avec une corde - le licou! —, et c’est pour regarder la conformation de l’animal, pour bien le voir sans selle. À la tire, c’est pour tester son obéissance aux commandements avec des obstacles. Et l’attelage, c’est esthétique, pour voir de quoi il a l’air attelé », développe Laurie Pépin, l’une des personnes qui compétitionnent durant l’événement.

Elle se mesure aux autres avec sa pouliche de trois ans, Lacoulée Royal Electra - ou juste Electra pour les intimes. La monture avait connu une saison plus difficile l’année dernière en raison d’une dent-de-loup (une dent qui pousse chez certains chevaux en bas âge et qui peut causer de la douleur), alors la cavalière espère bien se reprendre cette année.

Les épreuves permettent de gagner des points qui s’ajouteront à ceux gagnés lors d’autres « challenges » au cours de l’année, jusqu’à obtenir un classement final, en septembre, qui s’accompagne d’une remise de prix.

Lors de la Journée champêtre de samedi, en plus des trois épreuves, il y a également eu une compétition d’attelage à quatre chevaux, à laquelle Laurie Pépin a participé avec Electra et trois autres chevaux — toutes des montures qui sont la propriété de la cavalière et de ses parents, Lisa Jetté et Pierre Cotnoir.