Le président de la Commission de la sécurité publique de la Ville de Magog, Yvon Lamontagne, ainsi que le directeur par intérim du service de protection incendie de la Ville, Serge Collins, ont accueilli avec satisfaction le projet de reconstruction de la caserne principale des pompiers de Magog.

Des changements bénéfiques chez les pompiers de Magog

Le service de protection contre les incendies de la Ville de Magog a connu de profonds changements, au cours des derniers mois, et tout laisse croire que son efficacité s’est accrue de façon tangible.

La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, affirme que le service de protection incendie de la Ville de Magog a connu « toute une année 2017. Des changements, c’est vrai qu’il y en a eus pas mal. Ils ont permis de mieux servir la population et d’améliorer la sécurité des équipes de pompiers ».

L’embauche de 36 pompiers à temps plein est sans aucun doute le plus grand changement opéré durant les derniers mois. Cette petite révolution a notamment forcé la Ville à hausser de manière significative son budget dévolu aux activités des pompiers.

Les deux casernes que possède la municipalité dans les secteurs Southière et du lac Lovering ont également été rénovées afin de faciliter le travail des sapeurs. Sans compter que la construction de la future caserne principale s’est amorcée près de l’angle des rues Principale Est et Sherbrooke.

« On sent qu’on est en train de devenir un modèle pour les autres villes comparables à nous en matière de lutte aux incendies, déclare Mme Hamm. Je veux remercier Serge Collins pour son travail depuis son arrivée avec nous. »

Agissant à titre de directeur par intérim du service incendie de Magog, M. Collins a senti qu’il lui faudrait donner un véritable coup de barre peu de temps après son embauche par la Ville en juin 2016.

« Ce qui m’a marqué le plus au début, c’est que mon personnel était éteint, dit-il. Mais tu ne peux pas travailler dans le domaine des incendies et ne pas être heureux. C’était inacceptable de voir tous ces gens malheureux. En plus, on était à risque de différentes façons et il fallait qu’on s’organise comme il le faut. »

Dans son rapport annuel 2017, le service incendie de Magog révèle notamment que le temps de réponse moyen des pompiers de Magog, en périmètre urbain, est de 5 minutes 10 secondes. « Il s’agit vraiment d’une bonne protection », estime Serge Collins.

Dans les zones non urbaines, le temps réponse est évidement plus lent. Il faut ainsi en moyenne 9 min. 58 sec. aux pompiers pour se rendre aux lieux où ils doivent intervenir hors du noyau urbain.

Par ailleurs, les pertes attribuables aux flammes en 2017, sur le territoire magogois, se chiffrent à 2 768 187 $. Trois incendies de premier plan, parmi lesquels celui ayant rasé le restaurant Comme chez soi, ont fait grimper le total.

À court terme, la Ville annoncera le nom du successeur de M. Collins, qui prendra bientôt pour la retraite. « J’ai vécu une belle aventure à Magog. J’ai eu l’écoute du conseil et j’ai réussi à rallier les troupes », estime-t-il.