La cerisaie Passions Cerises ouvre ses portes aux visiteurs pour faire de l'autocueillette pour la première fois cette année. Ce qui était un projet personnel en 2011 est devenu un champ de 1500 plants, où l'on retrouve cinq variétés de cerises griottes.

Des cerises griottes à cueillir en famille à Bury

BURY - Daniel Fréchette a jardiné ses premiers plants de cerises griottes en 2011 par pur plaisir sur son terrain du chemin Barter à Bury. Au fil des années, son champ s'est agrandi et compte maintenant 1500 plants, qu'il a décidé d'ouvrir à l'autocueillette pour la première fois cette année.

Bien que les fruits de sa cerisaie Passions Cerises sont disponibles dans les marchés publics du coin depuis quelques années, M. Fréchette tente le grand saut cet été. « Ça fait quelques années que je pense ouvrir le champ à l'autocueillette, mais je voulais m'assurer de pouvoir fournir tout au long de la saison, explique-t-il. J'avais peur d'en manquer et de décevoir les gens, mais cet été, on est enfin prêt! La saison a été décalée de deux semaines, comme pour tous les petits fruits, mais la météo est de notre côté depuis et il y a beaucoup de cerises dans les plants. »

Membre du réseau Souvenirs de cueillette, qui regroupe 46 producteurs dans l'ensemble des Cantons-de-l'Est, M. Fréchette préconise les bienfaits de cette activité, qui fait partie des traditions québécoises.

« Qui ne garde pas de bons souvenirs d'aller cueillir des fruits en famille, de se lancer des fraises, de faire un piquenique dans le champ entre les arbres? questionne-t-il en connaissant bien la réponse. C'est une très belle activité qui permet aux familles de se rassembler et de découvrir des nouvelles choses. »

Une rareté

Bien peu de maraichers et de producteurs possèdent des plants de cerises griottes en Estrie et même à la grandeur du Québec. Pourtant, plusieurs variétés ont été créées pour proliférer dans notre climat.

« J'ai cinq variétés de cerises griottes à Passions Cerises. La plupart ont été développées à l'Université de la Saskatchewan par Les Kerr, un expert en la matière, dans les années 40, raconte-t-il. Elles ont été développées pour résister mieux au froid et aux changements de température. »

La culture des cerises griottes demeure tout de même parsemée de défis. « Ce qui nous fait vraiment mal, ce sont les changements rapides de température, confie-t-il. Lorsqu'il fait chaud au mois d'avril, les fleurs commencent à sortir et se font détruire par le gel. C'est vraiment le gel printanier qui peut causer des dommages importants. »

Une passion

Malgré sa croissance phénoménale, la cerisaie Passions Cerises demeure une source de divertissement avant tout pour son propriétaire. Son grand-père avait autrefois un chalet sur cette terre à bois, qui servait et sert toujours de lieu de rencontre familial pour les Fréchette.

« Ce n'est pas un travail pour moi, c'est une passion, soutient celui qui travaille la nuit dans une usine à Lac-Mégantic. J'ai construit tout le champ et ma petite cabane d'accueil de mes propres mains, avec l'aide occasionnelle de ma mère. Je le fais pour mon plaisir et pour laisser un héritage à ma fille et aux autres membres de ma famille. Tant mieux si d'autres familles peuvent venir créer des souvenirs qu'ils n'oublieront jamais ici. »