Les deux panneaux d’arrêt ajoutés à l’angle des rues Belvédère et Principale, à Magog, ont parfois créé de longues files de véhicules ces derniers mois.

Des arrêts à conserver à Magog?

De nouveaux panneaux d’arrêt installés à l’angle des rues Belvédère et Principale Est, à Magog, font le bonheur des uns et le malheur des autres. Le conseil municipal de Magog ne sait pas encore quel avenir il réserve à ces panneaux, mais il promet de se pencher sur leur utilité.

Les nouveaux panneaux d’arrêt sont apparus à l’angle Belvédère - Principale au moment du lancement des travaux majeurs au centre-ville de Magog en 2019. Ils devaient répondre à un besoin temporaire créé par le changement d’itinéraire de nombreux automobilistes.

Alors que plusieurs attendaient impatiemment le retrait de ces panneaux, le conseil municipal a décidé de les maintenir pour une durée d’au moins quelques semaines, sinon de manière définitive.

« On a demandé un comptage des véhicules pour avoir une meilleure idée de la circulation à cet endroit-là. On aura un rapport bientôt. Ça nous aidera à prendre une décision rationnelle par rapport à ce dossier-là », explique la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm.

Situation ambiguë

Pour mieux comprendre le cœur du problème, il importe de savoir que les deux nouveaux panneaux forcent tous les automobilistes empruntant la Principale à immobiliser leur véhicule alors que la circulation est nettement plus importante sur cette artère que sur la rue Belvédère.

Représentant les résidents du secteur, la conseillère municipale Nathalie Bélanger avoue qu’elle est ambiguë. « J’attends vraiment les recommandations de nos équipes à la municipalité. C’est vrai que les gens roulant sur Belvédère ont vu une amélioration quand ils arrivent à l’intersection. Mais, à l’origine, la recommandation était de ne pas conserver ces arrêts à long terme », note-t-elle.

Selon ce qu’affirme Mme Bélanger, certains résidents du secteur réclamaient déjà l’implantation des deux nouveaux arrêts lors de la campagne électorale municipale de 2017.

« Il y a eu beaucoup de construction dans les rues au-dessus de la Belvédère et on n’en a peut-être pas assez tenu compte. Pour les gens de ce coin-là, ces deux stops sont une bonne chose, c’est sûr », remarque-t-elle.

Cela dit, Nathalie Bélanger admet que de longues files de véhicules ont parfois été observées sur la rue Principale en raison des deux arrêts obligatoires. « C’est vrai, mais on était en période de travaux au centre-ville. Je pense que, pour bien évaluer la situation, il faudrait laisser passer l’été prochain avant de statuer pour de bon et d’éventuellement revenir en arrière. »

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Stationnement de nuit: Magog encore plus permissive

La Ville de Magog pourrait devenir encore plus permissive en ce qui concerne le stationnement de nuit dans les rues de son territoire en hiver. Voilà à tout le moins ce que laisse entendre la mairesse de la ville, Vicki-May Hamm.

« Je veux qu’on puisse améliorer le système chaque année pour faire en sorte que le stationnement de nuit dans les rues en hiver soit plus accessible pour les gens. On regarde ce qui se fait ailleurs pour voir quelles sont les meilleures pratiques. Mais il faut aussi être conscients que des villes ont parfois fait des essais et ont connu des échecs », affirme Mme Hamm.

La mairesse ajoute que, lorsqu’elle réfléchit à la question, elle s’intéresse « principalement au début et à la fin de la saison » hivernale. En d’autres mots, elle croit qu’il serait plus simple de modifier la réglementation en vigueur aux deux extrémités de l’hiver.

Depuis deux ans, la Ville de Magog fait preuve de plus de souplesse en matière de stationnement de nuit en saison hivernale. La Ville a ainsi autorisé les automobilistes à garer leurs véhicules dans la rue, une fois la nuit tombée, quand les conditions le permettaient entre les 15 novembre et 5 janvier derniers.

Dans l’intervalle, le stationnement nocturne a été permis à 42 reprises. « L’année dernière, les conditions météorologiques variables et les bordées de neige hâtives nous avaient restreints et l’autorisation avait été donnée pour 10 nuits uniquement », fait valoir Vicki-May Hamm.

Pour savoir si la Ville autorise le stationnement de nuit à une date précise, les citoyens sont invités à consulter le site internet de la municipalité ou alors à faire appel à l’application Bciti.

Par ailleurs, il est possible de rappeler que les « citoyens peuvent, à l’occasion, demander une permission spéciale à la Régie de police Memphrémagog ». Elle sera accordée si les conditions météo sont favorables et que les opérations de déneigement prévues ne réclament pas une absence totale de voiture dans les rues.  Jean-François Gagnon

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Des horodateurs font leur apparition au centre-ville

Les citoyens doivent désormais utiliser les horodateurs récemment installés, au centre-ville de Magog, lorsqu’ils garent leurs voitures à certains endroits en bordure de la rue ou dans les stationnements municipaux.

« À compter du mercredi 8 janvier, les utilisateurs devront payer leur stationnement à l’horodateur, dès leur arrivée, en ayant avec eux leur numéro de plaque d’immatriculation », indique un communiqué émis par la Ville de Magog plus tôt cette semaine.

L’utilisation des nouveaux appareils est requise du lundi au mercredi entre 8 h et 18 h, ainsi que du jeudi au samedi de 8 h à minuit. Le tarif par véhicule a été fixé à 1,50 $ par heure.

Pour payer aux horodateurs, il suffit d’avoir en main une carte de crédit ou encore des pièces de monnaie. Notons également qu’il est possible de faire appel à l’application mobile Bciti pour acquitter un droit de stationnement. Cette dernière est disponible sans frais sur l’App Store, Google Play et à l’adresse suivante : magog.b-citi.com.

Pour obtenir plus d’information concernant les stationnements, leur emplacement et la tarification, les citoyens peuvent consulter le site internet de la Ville de Magog.

Notons que des travaux majeurs ont été réalisés au centre-ville de Magog ces derniers mois. Ils ont entraîné la disparition des anciens parcomètres installés il y a longtemps dans ce secteur.  Jean-François Gagnon