Monique Allard, candidate bloquiste défaite dans Brome-Missisquoi

Des « montagnes russes » pour Allard

La soirée électorale de la candidate bloquiste Monique Allard a ressemblé à un tour de « montagnes russes » de quelques heures. Elle a ressenti de la fébrilité et de la joie, mais aussi une forte déception par la suite.

« J’ai cru fermement que j’allais gagner, reconnaît Mme Allard. J’ai mené pendant un long moment. Mais finalement, c’est Lyne Bessette qui a remporté la victoire. C’est comme ça. La vie continue. Il faut savoir accepter la défaite lorsqu’on est en politique. »

En apprenant sa défaite, la candidate du Bloc québécois affirme qu’elle a été peinée pour les bénévoles qui lui ont prêté main-forte durant la campagne électorale. Plusieurs se trouvaient en sa compagnie lundi soir, dans un restaurant du centre-ville de Magog, alors que le dépouillement du vote avait lieu aux quatre coins du Canada.

« Je me suis demandé ce que j’aurais pu faire pour aller chercher les quatre pour cent de vote qu’il m’a manqué pour battre Lyne Bessette. Brome-Missisquoi n’est pas une circonscription acquise au Bloc québécois alors une victoire n’était pas assurée. Je voulais aller voir le plus de gens possible sur le terrain, mais cette circonscription est vraiment très grande donc c’est difficile d’en faire le tour », dit Monique Allard.

Malgré la déception, Mme Allard est satisfaite de sa campagne. « Je suis contente du travail que j’ai fait. Je fouillais mes dossiers. J’ai eu une approche positive et je me concentrais sur mes projets à moi. Je considère que j’ai fait de grandes choses avec les gens », déclare celle qui n’avait jamais tenté sa chance dans l’arène politique auparavant.

Et, lorsqu’on lui demande si elle tentera à nouveau sa chance en politique, la candidate bloquiste ne ferme pas la porte. Mais elle spécifie qu’il « est trop tôt pour parler de ça ».

Plus d’efforts nécessaires pour le PCC

Le candidat du Parti conservateur du Canada (PCC) dans Brome-Missisquoi, Bruno Côté, affichait une confiance modérée au début du dépouillement du vote lundi. Mais il ne concédait pas la victoire même s’il tirait de l’arrière par plusieurs points.

« Je dois avouer que je suis extrêmement déçu des résultats de l’élection, affirme-t-il maintenant. En juillet ou en juin, on avait tout pour être majoritaire. C’était avant que les libéraux démarrent une campagne pour créer une peur des conservateurs parmi les électeurs. Ça a fait que, à chacune de mes sorties, je devais m’expliquer sur le mariage gai et l’avortement avant de commencer toute discussion. »

Cela dit, Bruno Côté soutient qu’il aurait pu récolter un meilleur résultat si le PCC avait consenti plus d’efforts dans Brome-Missisquoi au cours des dernières semaines. « Ce serait une circonscription facile à gagner si on mettait les efforts nécessaires », lance-t-il, conscient que le score de 12,6 pour cent qu’il a obtenu est trois fois plus faible que celui de Lyne Bessette.

Appréciant visiblement l’arène politique, M. Côté reste vague quand on lui demande s’il sera candidat lors des prochaines élections fédérales. « On verra ce qui se passe d’ici là. »