Les lacs Champlain et Memphrémagog servent de sources d’eau potable à des municipalités, dont Bedford, Sherbrooke et Magog. Ils doivent donc être mieux protégés, croit le député Denis Paradis.

Denis Paradis veut mieux protéger les eaux limitrophes

Le Canada doit modifier le Traité relatif aux eaux limitrophes avec les États-Unis pour inclure des mesures de protection des cours d’eau qui servent de réservoir d’eau potable aux municipalités, soutient Denis Paradis. Le député fédéral de Brome-Missisquoi déposera un projet de loi en ce sens en mai prochain.

Le Traité date de 1909 et beaucoup de choses ont changé depuis, souligne M. Paradis. « Depuis la signature du Traité, il y a plus de 110 ans, il ne fait aucun doute que les activités humaines et industrielles ont augmenté et que les enjeux sont de nature différente. Aujourd’hui, la qualité de notre eau doit être une priorité », explique-t-il par voie de communiqué.

Le Traité cible 82 cours d’eau frontaliers d’un bout à l’autre des deux pays signataires. Dans la région, deux lacs sont concernés : Champlain et Memphrémagog. Les deux cours d’eau transfrontaliers, parmi les plus vastes partagés par le Canada et les États-Unis, sont utilisés comme source d’eau potable par quelques municipalités, dont Sherbrooke et Magog pour le lac Memphrémagog et Bedford pour le lac Champlain.

Dans son projet de loi, M. Paradis demandera à la ministre canadienne des Affaires étrangères, Christina Freeland, de démarrer des discussions avec le gouvernement américain dans le but de modifier le Traité. Il propose que de nouvelles normes environnementales sur la qualité de l’eau soient incluses à cette entente.

« Nous avons une des meilleures eaux au monde. Ce projet de loi est primordial pour la protéger à travers tout le Canada, tant pour les citoyens canadiens d’aujourd’hui, que pour nos générations futures », affirme-t-il.

Cette nouvelle initiative du vétéran député fédéral fait suite à celle lancée en décembre pour que le Canada demande à la Commission mixte internationale de lancer une enquête sur l’agrandissement du site d’enfouissement de Coventry au Vermont. L’endroit se trouve près du lac Memphrémagog.

Source de contamination

M. Paradis et bon nombre de citoyens et d’élus de la région craignent que le site, propriété de la compagnie Casella Waste Services, représente une source potentielle de contamination de l’eau du lac Memphrémagog. D’où la demande du député pour qu’intervienne dans ce dossier la Commission mixte, l’entité canado-américaine responsable de régler les différents des deux pays concernant ses cours d’eau limitrophes.

La proposition veut que la Commission mixte, où siègent trois représentants du Canada et trois des États-Unis, étudie les impacts environnementaux que causerait l’agrandissement du site d’enfouissement, notamment des risques de contamination du lac Memphrémagog par les eaux de lixiviat provenant du dépotoir. Un rapport serait alors déposé avec des recommandations, suggère M. Paradis.

La ministre Freeland n’a toutefois pas donné suite à la demande de son collègue libéral.

La Commission mixte ne s’aventure pas dans des dossiers environnementaux. Elle s’occupe presque exclusivement d’étudier des problèmes liés aux débits et aux inondations des cours d’eau transfrontaliers.

CONFÉRENCE: CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET BIODIVERSITÉ

Les effets des changements climatiques au Québec et leurs impacts sur la biodiversité seront abordés lors du prochain déjeuner-conférence du Réseau environnement Haute-Yamaska.

L’événement aura lieu le mardi 16 avril,  à partir de 8h15, au pavillon Horace-Boivin du Zoo de Granby (525, rue St-Hubert). Pour l’occasion, Jason Samson, biologiste pour les espèces menacées ou vulnérables au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec sera le conférencier.

M. Samson fera un portrait des changements climatiques au Québec et de leurs impacts prévisibles sur la biodiversité. Une attention particulière sera accordée aux manières d’atténuer ces impacts en procurant des exemples concrets de projets liés à l’adaptation aux changements climatiques pour les espèces fauniques au Québec, tels que la tortue des bois, la salamandre pourpre et certaines moules d’eau douce, peut-on lire dans l’invitation.

Pour informations et réservations: www.fondationsethy.org/environnement-haute-yamaska.