Marc Delisle, candidat à la mairie de Magog.

Delisle insiste sur l’importance du transport collectif à Magog

La Ville de Magog s’efforcerait de développer son service de transport collectif, si le candidat Marc Delisle devenait maire de Magog. « C’est extrêmement important, le transport en commun », lance-t-il.

Pour M. Delisle, la création d’un service de taxibus, à partir de la flotte de taxis existante à Magog, constitue une avenue prometteuse. Il suggère en conséquence que cette possibilité soit sérieusement envisagée.

« Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le système des taxibus, sachez qu’il s’agit d’augmenter le nombre de taxis et leur vocation pour les rendre plus accessibles à la population en subventionnant le coût des déplacements. L’infrastructure à mettre en place pour ça est relativement simple et peu onéreuse », explique le candidat à la mairie.

Marc Delisle affirme qu’il existe un service de taxibus dans plus de 30 villes à travers le Québec. « Et plusieurs de ces municipalités ont une démographie similaire à celle de Magog, c’est-à-dire que la population et la superficie du territoire sont semblables », précise-t-il.

M. Delisle laisse entendre que ce type de service est un réel besoin à Magog, étant donné que la population magogoise est vieillissante. « Environ 25 pour cent des gens ont 65 ans et plus ici. Il est souhaitable d’établir rapidement un système adapté à notre condition », déclare-t-il.

Dans le passé, la Ville de Magog avait mis sur pied un service de taxibus, mais le projet-pilote qui avait été élaboré, à l’époque, n’a pas donné les fruits escomptés. Le candidat à la mairie n’en fait toutefois pas de cas et estime qu’il est probablement temps de tenter le coup à nouveau. « Il faut y croire, si on fait un essai, et développer une proposition qui a vraiment de l’ampleur. »

Plus de transparence

L’ingénieur de 64 ans révèle par ailleurs qu’il aimerait rendre l’appareil municipal magogois plus transparent, s’il était élu maire le 5 novembre.

« Je vais voir à faciliter l’accès à l’information en essayant de rendre publics les rapports et recommandations de l’administration, par exemple ceux du comité consultatif en urbanisme. En fait, je voudrais que les gens sachent où va notre argent », déclare-t-il.

S’il prône la transparence à l’hôtel de ville, Marc Delisle se montre peu bavard lorsqu’on lui demande qui fait partie de son équipe électorale. Il dit avoir des conseillers, mais refuse de dévoiler le nom d’un seul d’entre eux, arguant être « indépendant ».

Il admet néanmoins avoir discuté avec d’autres candidats aux élections à Magog. « Je suis ouvert à toute discussion avec quiconque est cohérent, respectueux et offre des solutions. J’ai rencontré des conseillers municipaux en poste qui se présentent ou non aux élections. Ils m’ont donné des infos sur des dossiers à eux et m’ont informé qu’ils ne voulaient pas de publicité pour ça », note-t-il.

Lors d’un discours récent, M. Delisle a reproché à la mairesse sortante Vicki-May Hamm de créer des alliances avec des candidats cherchant à obtenir un poste de conseiller municipal, mais sans que cela soit reconnu officiellement.