Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS mise sur trois grands leviers pour atteindre l’équilibre en 2018-2019. À commencer par l’amélioration de la santé humaine de l’organisation qui pourrait permettre un potentiel d’économie de 9 millions $ annuellement.

Déficit de 23 M$ au CIUSSS

Le déficit a cessé de se creuser au cours des trois derniers mois au CIUSSS de l’Estrie-CHUS après un début d’année difficile. Après neuf périodes, l’établissement se dirige toujours vers un déficit budgétaire de l’ordre de 23 millions $ à la fin son année financière qui se terminera le 31 mars 2018, soit 2 % de son budget global.

Le conseil d’administration (C. A.) a adopté jeudi soir la deuxième portion du plan prévoyant le retour à l’équilibre budgétaire en 2018-2019.

« L’objectif du plan adopté par le C. A. jeudi soir demeure donc le même, soit d’atteindre l’équilibre budgétaire le plus rapidement possible », déclare Pierre-Albert Coubat, directeur des ressources financières et de la logistique.

« Comme les paramètres gouvernementaux du budget 2018-2019 sont à venir au cours des prochains mois, le prochain budget du CIUSSS de l’Estrie-CHUS et le plan d’équilibre budgétaire seront ajustés lorsque l’ensemble de l’information sera disponible », nuance M. Coubat.

Parmi les inconnus se trouve le financement à l’activité dans certaines disciplines comme les services d’aide à domicile, un financement qui sera versé au CIUSSS uniquement si les cibles ministérielles sont atteintes. « Même si on injecte plusieurs millions en ressources pour atteindre les cibles, si on ne les atteint pas, on pourrait recevoir zéro dollar », explique le directeur des ressources financières.

« On poursuit nos travaux avec le ministère de la Santé et des Services sociaux autour de certains revenus autour desquels on est en discussion », ajoute-t-il.

Trois grands leviers

L’établissement mise sur trois grands leviers pour atteindre l’équilibre en 2018-2019. D’abord, il y a l’amélioration de la santé humaine de l’organisation qui pourrait permettre un potentiel d’économie de 9 millions $ annuellement. « Nous voulons que nos employés soient en santé et au travail, pour le bien des employés, de la population, des usagers », soutient Pierre-Albert Coubat.

« Nos indicateurs sur les ratios d’absence maladie de longue durée n’ont pas encore enregistré de baisse, mais nous avons réussi à en freiner la progression et à atteindre une stabilisation. De plus, nous avons une augmentation de 30 % des embauches par rapport à l’an dernier et de 50 % pour plusieurs de nos catégories d’emplois les plus vulnérables », se réjouit le directeur des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques, Gilles Michaud.

Ensuite, l’établissement mise sur des mesures transversales dont la gestion optimale et l’harmonisation des fournitures médicales et non médicales, la révision des contrats au niveau des logiciels et équipements et d’autres mesures générant un potentiel d’économies annuelles de l’ordre de 8 millions $.

Finalement, la poursuite des mesures d’amélioration continue des activités avec les équipes sur le terrain, dans le contexte du déploiement du financement axé sur les usagers, pourrait générer un potentiel d’économies de 15 millions $.
« Si nous réalisons 80 % de ces économies potentielles, nous résorberons le déficit », ajoute M. Coubat.

Pierre-Albert Coubat, directeur des ressources financières et de la logistique