Le cancer n’a pas épargné l’entourage de Patricia Tessier-Frappier, Sylvie Lanctôt, Étienne Munger, Alexandre Aubert et Louise Breton qui ont remis un chèque de 6500 $ à Leucan dimanche à l’occasion du Défi têtes rasées.

Défi têtes rasées : l’union fait la force

De près ou de loin, le cancer touche tout le monde. C’est particulièrement vrai pour un groupe de collègues de la pharmacie Jean Coutu Lapointe, Mongeau et Gagné à Sherbrooke qui s’est fait raser les cheveux dimanche au Carrefour de l’Estrie dans le cadre du Défi têtes rasées de Leucan. Le Défi a amassé 56 342, 71 $.

Patricia Tessier-Frappier, Sylvie Lanctôt, Étienne Munger, Alexandre Aubert et Louise Breton ont déposé un chèque de 6500 $ pour venir en aide aux enfants atteints du cancer. C’est que le cancer n’a pas épargné l’entourage de ces cinq collègues.

« On a perdu une collègue il y a deux ans et il y en a une autre qui est atteinte du cancer, souligne Patricia Tessier-Frappier. Au mois de novembre, j’ai aussi appris que mon petit-fils de quatre ans a la leucémie. C’est pour ça que je suis ici. Ça touche tout le monde et l’union fait la force. »

« Une bonne amie de la famille est décédée il y a un mois », mentionne pour sa part Étienne Munger.

Sylvie Lanctôt et Alexandre Aubert ont également des proches qui ont dû combattre la maladie.

Ils n’ont donc pas hésité à venir en groupe se faire couper les cheveux et remettre une imposante somme à l’organisme. Quelque 70 personnes se sont fait raser les cheveux dimanche.

Du concret

Léa-Maude Roy, porte-parole du défi, est bien placée pour connaître l’importance d’amasser des fonds pour la lutte contre le cancer. Elle a été atteinte d’un cancer, un lymphome de Hodgkin, il y a trois ans lorsqu’elle avait 17 ans. Elle a donc bénéficié des services de Leucan.

« Je pensais que l’argent de Leucan allait dans la recherche, souligne-t-elle. Je me disais que c’était bien, mais je ne savais pas qu’ils aidaient les enfants et les familles à ce point-là. Je suis arrivée sur l’étage pour mes traitements et il y avait un massothérapeute et un art-thérapeute. Ils allaient voir les enfants dans leur chambre, leur parlaient et leur faisaient faire des dessins. C’était un baume pour nous parce qu’ils faisaient sortir le méchant. Il y avait aussi une travailleuse sociale qui aidait mes parents avec la paperasse. C’est là que j’ai réalisé que Leucan ce n’est pas juste de garrocher son argent et espérer que quelque chose arrive. C’est vraiment concret. »

Léa-Maude Roy se porte aujourd’hui très bien.

« J’ai recommencé ma vie si on veut après mes traitements. J’ai repris l’école et je suis rendue à l’Université en communication. Il n’y a plus de signe de cancer, mais je suis suivie de près. Chaque fois, les tests sont bons et mon médecin me dit que plus le temps avance moins j’ai de chances de le ravoir alors tout va bien », conclut-elle avec le sourire.

Guillaume Brien, directeur général de la Fédération des coopératives d’habitation de l’Estrie et président d’honneur du Défi têtes rasées Leucan, s’est lui aussi porté au jeu en rasant son abondante chevelure frisée.

« J’ai la chance d’avoir cinq enfants en santé, mais ça doit être quelque chose pour la famille d’avoir un enfant qui doit affronter le cancer, note-t-il. Leucan m’inspire beaucoup et je voulais les encourager. »