La députée de Richmond, Karine Vallières, et le ministre de l’Éducation du Québec, Sébastien Proulx, ont rencontré les élèves de l’école de la Passerelle à Asbestos, jeudi.

Décrochage scolaire : la Passerelle impressionne Sébastien Proulx

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, était de passage à Asbestos jeudi matin où il a pu mesurer les effets positifs de deux programmes mis sur pied ces dernières années afin de favoriser la persévérance scolaire en milieux défavorisés.

À l’invitation de la députée de Richmond, Karine Vallières, M. Proulx a pu constater dans un premier temps l’évolution du programme Maman futée, parrainé par le Carrefour jeunesse-emploi de Richmond-Drummond-Bois-Francs, et qui est maintenant en phase d’implantation dans d’autres régions du Québec.

Maman futée offre aux mères la possibilité de poursuivre leur formation au niveau secondaire à temps partiel. Elles ont ainsi accès à divers services tels une halte-garderie, le transport collectif ainsi que la possibilité de toucher une allocation.

Le ministre Proulx a indiqué que le fait de raccrocher les mamans au système scolaire leur permet d’avoir un impact positif non seulement sur leur développement, mais aussi sur celui de leurs enfants : « L’un des impacts les plus importants du décrochage scolaire, c’est vers les mamans, a-t-il souligné. Leur scolarisation est l’un des facteurs de la réussite des jeunes. Dans ce contexte, ce programme est assez extraordinaire, car il répond à plusieurs besoins chez les mamans : entre autres, celui de travailler sur leur estime de soi, sur leur niveau d’alphabétisation, etc. En fait, quand on parle de l’importance du continuum de l’éducation tout au long de la vie, c’est ce que ce programme-là exprime de façon assez éloquente. »

Le ministre a aussi pu constater les résultats obtenus à l’école de la Passerelle depuis que celle-ci a établi la maternelle à 4 ans et mis en place un programme éducatif sans devoirs ni leçons par lequel on préconise la lecture à la maison. Une approche que la députée Karine Vallières a été à même de mesurer puisque ses enfants ont fréquenté l’école de la Passerelle.

« Étant donné que ce qui se passe ici a été très médiatisé, que plusieurs écoles et commissions scolaires du Québec ont les yeux sur nous, et que les résultats sont excellents, j’ai voulu montrer à Sébastien qu’on a un milieu génial pour faire éclore des projets comme ceux-là. »

Au dire du directeur de l’école de la Passerelle, Alexandre Néron, ce qui était un projet-pilote il y a neuf ans est aujourd’hui solidement implanté parmi les 320 élèves de son établissement.

« Aujourd’hui, on peut dire que cette approche est une réussite et qu’elle est là pour rester. Au début, on a procédé à un suivi serré afin de voir les impacts sur le taux de réussite et sur le passage au secondaire. Or, le constat qu’on fait, c’est que l’impact est beaucoup plus positif que négatif », affirme M. Néron, en soulignant que cette approche avait en outre l’avantage de favoriser du temps de qualité entre parents et enfants.