Accompagnée du député d’Orford, Gilles Bélanger, la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, a appris avec satisfaction que le gouvernement du Québec avait accepté de bonifier son aide pour le projet de décontamination du sol au 520 Saint-Luc.

Décontamination à 4,8 M$ à Magog

La décontamination d’un terrain appartenant à la Ville de Magog permettra l’ajout d’un espace vert dans le secteur de la rue Saint-Luc, à Magog. Le projet est financé en partie par le gouvernement du Québec, qui a accepté de soutenir la municipalité.

« En ajoutant un espace vert avec des arbres à cet endroit, on est en mesure de combattre les îlots de chaleur, une chose dont on parle de plus en plus en milieu urbain avec le phénomène des changements climatiques », révèle la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm.

Les travaux de décontamination prévus ont été amorcés il y a déjà quelques mois de cela. Ils seront graduellement réalisés «sur une période de deux à trois ans», selon les informations obtenues auprès de la Ville de Magog.

Différents types d’hydrocarbures se retrouvent dans le sol autour et sous le 520 de la rue Saint-Luc. Le garage municipal de Magog, récemment déménagé dans le parc industriel de la ville, ainsi que l’ancien bâtiment de la « Robin Hood » ont vraisemblablement laissé de tels produits à cet endroit.

La Ville de Magog savait depuis un moment déjà qu’elle devrait réaliser un projet de décontamination au 520 Saint-Luc, où de nombreux employés municipaux travaillent toujours. Cependant, l’ampleur du problème avait été sous-estimée au départ.

À ce sujet, le directeur de l’environnement et des infrastructures municipales de la Ville, Marco Prévost, souligne qu’une nappe d’hydrocarbures flottante a carrément été découverte sous le bâtiment. Celle-ci est demeurée emprisonnée dans le sol durant des années sinon des décennies.

Montant additionnel

Mercredi, le député d’Orford, Gilles Bélanger, a annoncé que le gouvernement provincial avait accepté d’octroyer un montant plus important que prévu à la Ville afin de l’aider à mettre en oeuvre le projet de décontamination entrepris.

« Le gouvernement du Québec versera 2 813 924 $ plutôt que le montant initialement alloué de 1 M$. Cette aide financière représente 60 pour cent des coûts admissibles au programme ClimatSol-Plus », indique un communiqué émis par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques du Québec.

Gilles Bélanger a par ailleurs souligné que le projet de la municipalité constituait « un bon exemple de revitalisation d’un terrain ». 

Il a de plus mentionné que le premier ministre du Québec, François Legault, accorde lui-même beaucoup d’importance à la décontamination des sols puisque ce type de projet peut avoir des effets bénéfiques autant sur le plan économique que social.

La facture sera salée pour la Ville. Vicki-May Hamm l’admet sans difficulté. Elle ne regrette toutefois pas le déménagement du garage municipal, la décision qui est à l’origine de cette décontamination. 

« Ce genre de dossier n’est jamais très sexy. Mais c’est un pas de plus dans un milieu urbain », estime-t-elle.

Notons en terminant qu’un « système de traçabilité » sera utilisé par la municipalité lorsque des sols seront déplacés pour être traités. 

Cette mesure a pour but d’éviter que des terres contaminées se retrouvent à des endroits « non autorisés », cela pour des questions de santé et de protection de l’environnement.