Déboisement à Orford: le promoteur reste sans réponse de la municipalité

Le projet immobilier de l'homme d'affaires Georges Marois, en bordure du chemin Alfred-Desrochers, pourra-t-il se concrétiser comme prévu? À cette question, le maire d'Orford, Jean-Pierre Adam, s'abstient de répondre pour le moment.
«Ça nous prend une entente avec le promoteur pour autoriser un projet de développement semblable et, pour le moment, on n'a encore rien signé de ce genre avec Dessar, la compagnie de M. Marois qui est impliquée. En d'autres mots, le dossier n'est pas complet», révèle M. Adam.
Le maire d'Orford note que, selon ce qui a été planifié, le promoteur cèderait la nouvelle rue au Canton d'Orford une fois celle-ci construite. Cela complexifie quelque peu le projet, car le promoteur devrait respecter des règles relativement strictes en ce qui concerne la construction de l'infrastructure routière. «On veut des rues assez bien faites pour ne pas se retrouver avec des problèmes au bout de 10 ans, par exemple», remarque-t-il.
Jean-Pierre Adam insiste également sur le fait que la décision finale sera prise par les membres du conseil municipal. «Je n'ai pas l'intention de donner de réponse à ce stade compte tenu de la situation. Je respecte le concept de collégialité, donc je laisse habituellement mes collègues statuer. C'est important, surtout quand on pense aux problèmes de division qui ont existé au conseil à Orford dans le passé.»
Cela dit, il assure que la décision finale de la municipalité sera communiquée le plus rapidement possible à Georges Marois. «Et, une fois qu'on aura fait notre choix, on répondra de notre décision», note-t-il.
Un avis d'infraction
Bien que le dossier continue de cheminer, un avis d'infraction a déjà été envoyé au promoteur, qui devra vraisemblablement débourser 200 $ pour avoir débuté les travaux de construction de sa rue avant même d'avoir obtenu un permis.
La directrice générale d'Orford, Danielle Gilbert, affirme que l'homme d'affaires avait été verbalement autorisé à abattre des arbres pour créer «un corridor de quelques mètres de largeur», ceci afin de faciliter la réalisation des relevés d'ingénierie préalables à la construction de la rue. Toutefois, le corridor apparu est nettement trop large.
Le paiement d'une amende supplémentaire pouvant totaliser 5000 $ sera potentiellement exigé du promoteur pour abattage d'arbres illégal, advenant que sa demande de permis soit finalement rejetée, ce qui apparaît peu probable considérant qu'il a bien collaboré avec les autorités jusqu'à présent et que son projet paraît respecter les règles en vigueur.
Rappelons que des citoyens ont vivement critiqué le déboisement effectué sur les terrains de Georges Marois, propriétaire de deux importants hôtels à Orford. Ils craignent des impacts néfastes sur l'environnement, si le projet élaboré est autorisé.