Les cinq candidats aux élections provinciales dans la circonscription de Mégantic, qui ont participé au débat organisé par la Chambre de commerce région de Mégantic et la Corporation de développement communautaire du Granit mardi soir, Robert G. Roy, Parti libéral, Gloriane Blais, Parti québécois, François Jacques, Coalition avenir Québec, Andrée Larrivée, Québec solidaire, et Sylvain Dodier, Parti vert du Québec.

Débat dans Mégantic : un bon exercice d'information

Le débat des candidats aux élections provinciales du 1er octobre, dans la circonscription de Mégantic, aura été un excellent exercice d’informations où les citoyens ont pu apprendre beaucoup sur les cinq personnes résidant dans le comté qui veulent devenir le ou la prochain(e) député(e) pour les représenter pendant les quatre prochaines années.

On ne peut parler d’un réel débat, il n’y avait pas de modérateur ni d’opposition d’un candidat à un autre par leurs idées. Le tout s’est déroulé dans le plus grand respect, sans anicroches, devant une salle comble au Centre sportif Mégantic. En ce sens, on peut parler d’un grand succès d’information du public. Les cinq candidats s’en sont généralement bien tirés autant avec les questions de l’organisation, qu’ils avaient reçues d’avance pour s’y préparer, que pour les questions du public, au nombre de quatre, dévoilées à la fin.

La première intervention des candidats consistait à se présenter comme candidat avec sa plate-forme électorale. Les organisateurs avaient prévu cinq minutes pour chaque candidat, soit François Jacques, de la Coalition avenir Québec, Andrée Larrivée, de Québec solidaire, Sylvain Dodier, du Parti vert du Québec, Robert G. Roy, du Parti libéral, et Gloriane Blais, du Parti québécois, selon l’ordre de disposition à la table à l’avant de la salle, déterminé par le hasard.

C’est le seul moment où les candidats ont semblé à l’aise avec le temps qui leur était alloué. La deuxième portion de la soirée consistait en trois questions sous des thèmes socio-communautaires et trois autres pour des sujets visant le monde économique. Chaque candidat disposait de deux minutes pour répondre à toutes ces questions. Tous les cinq ont été passablement bousculés et dérangés par le fait de ne disposer que de deux minutes, qui s’écoulaient rapidement.

Programmes de parti, mesures locales

Thèmes sociocommunautaires : combattre la pauvreté, les moyens de revitaliser les zones rurales versus la centralisation des services dans les zones urbaines, le manque de main-d’œuvre et l’insertion professionnelle des immigrants, les cinq candidats ont surtout rappelé les solutions que leur parti respectif préconise, tout en y allant d’exemples de mesures locales dont chacun a semblé relativement au courant.

Le candidat du Parti vert, Sylvain Dodier, a usé d’humour qui l’a rendu sympathique à la foule des participants qu’il a réussi à dérider. Une certaine complicité avec la candidate de Québec solidaire, Andrée Larrivée, encouragée par leur position côte à côte, s’est développée à mesure que le débat se déroulait.

Pour ce qui est des questions sur le développement économique, les stratégies pour soutenir l’entrepreneuriat local, la dévitalisation des régions, le manque de main-d’œuvre et l’environnement ont été les thèmes soumis aux candidats sous forme de questions précises. Le candidat du Parti libéral, Robert G. Roy, a peut-être démontré un très léger avantage du fait que son parti se trouvait au gouvernement lors du déclenchement des élections.

Le public a questionné par écrit les candidats à propos du maintien à domicile des aînés et les mesures à proposer pour retarder l’entrée de la population au CHSLD, que faire des problèmes de desserte ambulancière du territoire à cause des horaires de faction imposés aux compagnies qui assurent ces services, le soutien de la relève en agriculture biologique et le maintien des commissions scolaires.

Finalement, chaque candidat avait une minute pour convaincre les citoyens présents de voter pour lui.