Yves Bellavance et Claude Plante, deux cyclistes bien connus à Lac-Mégantic, ont traversé tout le Canada, roulant de Vancouver à Montréal, pour promouvoir le port du casque à vélo, dans le cadre du Défi Tête la Première, de Vélo-Québec.

De Vancouver à Montréal à vélo pour promouvoir le port du casque

Ils en rêvaient tous les deux depuis longtemps. Voir tout le Canada, de Vancouver à Montréal, à vélo, un long périple de 5600 km. C’est ce que viennent de parcourir Claude Plante, ambulancier, et Yves Bellavance, électricien, tous deux de Lac-Mégantic, du 2 juillet au 22 août dernier, 52 jours de 125 kilomètres en moyenne par jour.

Pour les deux complices et amis, qui sont aussi voisins depuis 19 ans, il s’agissait davantage de relever un défi personnel que de performer, car pour eux, ce n’était pas un exploit sportif.

« Plutôt un rêve de jeunesse que je n’avais jamais eu l’occasion de réaliser, à cause des obligations familiales et de mon travail. Ce n’était pas facile de prendre congé pendant sept semaines », fait valoir Yves Bellavance.

Pour sa part, Claude Plante a dû prendre sept semaines de vacances accumulées, avec la collaboration de son employeur. « C’était depuis longtemps dans ma liste des choses que je voulais faire. Le Défi Tête la Première, de Vélo-Québec, m’a permis de le réaliser, ce qui me tenait à cœur comme ambulancier, pour promouvoir le port du casque à vélo et prévenir les traumatismes crâniens. »

Avec une trentaine d’autres personnes, ils ont pris l’avion pour se rendre à Vancouver, et y amorcer le retour en vélo. Deux accidents sont survenus durant le périple, deux chutes où le casque a cassé, protégeant adéquatement les cyclistes impliqués.

Mais ils ne se tenaient pas en peloton, chacun réalisant l’étape du jour à son rythme, se permettant de visiter et même d’effectuer des activités en chemin, comme de la photo. Seuls les séjours à l’hôtel étaient planifiés au quart de tour.

« La Colombie-Britannique est la seule province du Canada où le port du casque est obligatoire pour faire du vélo », précise M. Plante. « On se rappelle de Louis Garneau qui a été sauvé par son casque, ce qui a été médiatisé pendant que nous étions en route. »

Les deux sportifs bénéficiaient d’une journée de repos par semaine. « Les longues heures sur la route ont été de belles occasions de réfléchir », avoue Yves Bellavance, dont la fille a accouché de sa petite-fille, cinq jours après le départ. « Un beau bébé pesant sept livres et sept onces », s’est exclamé l’heureux grand-père.

La canicule les a surtout affectés une journée où la température a atteint 40 degrés, dans les plaines de l’Ouest. « À vélo, nous avions la climatisation à même, il suffisait de bien s’hydrater, ce qui n’était pas un problème, avec les bons services de Vélo-Québec. Des points de ravitaillement étaient prévus dans les villes. Les principales difficultés du parcours étaient physiques, quand on passe 10 heures sur un vélo, mais cela n’exigeait pas une performance athlétique, il fallait seulement être bien préparés », a révélé Claude Plante.

« La préparation nous a permis d’avoir plus de plaisir à le faire et moins de douleur. Si nous avions reçu plus de pluie, ou même de la neige, dans les Rocheuses, mon coup de cœur, cela aurait été bien différent! Les trois pires journées, on les a vécues en Ontario, où il a fait plus froid. »

« C’est une belle façon de visiter le Canada. Je ne déplore qu’une chose, l’état des routes, les crevasses, les bosses, très désagréables. Le plus stressant, pour rester en vie, il fallait être vigilants en tout temps. Faire attention également aux touristes qui traînaient des roulottes », de conclure M. Bellavance.