Dorénavant en Estrie, on testera les personnes qui présenteront l’un des quatre symptômes associés à la COVID-19 (toux ou fièvre ou difficultés respiratoires ou perte subite de l’odorat) selon cinq grands critères de priorisation.
Dorénavant en Estrie, on testera les personnes qui présenteront l’un des quatre symptômes associés à la COVID-19 (toux ou fièvre ou difficultés respiratoires ou perte subite de l’odorat) selon cinq grands critères de priorisation.

De nouveaux critères pour le test de dépistage

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a revu la liste des personnes qui ont maintenant accès à la clinique de dépistage de la COVID-19. À l’ouverture de ces cliniques, seuls les voyageurs présentant des symptômes pouvaient s’y présenter.

« C’était essentiel de revoir la liste des gens que l’on souhaitait dépister, car la transmission communautaire est bien installée au Québec », précise le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier.

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« La liste des critères a été revue lundi par la Santé publique, avec la possibilité de l’adapter dans chaque région selon chaque réalité», ajoute-t-il.

Dorénavant en Estrie, on testera les personnes qui présenteront l’un des quatre symptômes associés à la COVID-19 (toux ou fièvre ou difficultés respiratoires ou perte subite de l’odorat) selon cinq grands critères de priorisation.

« D’abord et avant tout, rappelons qu’on ne teste que les gens qui ont des symptômes. C’est essentiel pour le moment compte tenu de la disponibilité du matériel pour faire les tests, et de la disponibilité des techniciens de laboratoire », ajoute-t-il.

D’abord, priorité aux gens qui ont besoin d’être hospitalisés ou de faire un séjour à la salle d’urgence compte tenu de leur état de santé.

« Nous allons tester les usagers hospitalisés et ceux qui se présentent à l’urgence qui ont un diagnostic clinique ou radiologique compatible avec la COVID-19 », indique le Dr Poirier.

On testera aussi bien sûr les professionnels de la santé et des services sociaux symptomatiques en contact direct avec les usagers incluant les ambulanciers et les pharmaciens.

Les premiers répondants ou les travailleurs de la sécurité publique symptomatiques et les autres travailleurs fournissant des services essentiels (travailleurs des organismes communautaires reconnus essentiels, des résidences privées pour aînés, des ressources hébergement en dépendance, policiers, pompiers, services correctionnels) seront aussi testés s’ils présentent des symptômes.

Les résidents des centres d’hébergement en soins de longue durée (CHSLD) et de résidences privées pour aînés (RPA) symptomatiques ou décédant de façon inattendue avec une cause respiratoire infectieuse suspectée seront testés. « Et cela inclut tous les types de résidences pour personnes plus vulnérables, comme les ressources intermédiaires, les accueils et les refuges », indique le Dr Poirier.

« Ici en Estrie, nous avons aussi ajouté une catégorie pour inclure certaines personnes symptomatiques de la communauté, sur recommandation directe du directeur de santé publique : prisonniers, personnel des services de garde pour les services essentiels, personnes de retour de voyage, contacts de cas confirmés… », précise le Dr Poirier.