Rouverte depuis peu après d’importants travaux, la rue principale de Magog constitue un attrait pour de nombreux touristes.

De nombreux touristes dans la région

Les conditions météo changeantes et parfois peu propices à la pratique des sports d’hiver n’ont pas empêché les touristes de venir nombreux en Estrie durant la période des fêtes de fin d’année.

Président de Tourisme Memphrémagog, Pierre Robinette affirme que les hôtels de la région de Memphrémagog ont enregistré de bons résultats entre le 21 décembre et le 5 janvier.

« J’ai parlé avec les gens du bureau d’information touristique chez nous et, selon ce qu’on m’a dit, les hôtels ont été pas mal complets grâce aux partys de bureau et aux réveillons en famille, entre autres. Les activités à faire dans notre région sont nombreuses alors les gens ont le goût de la visiter. Et c’est certain que la tempête des 30 et 31 décembre a fait sonner le téléphone beaucoup », révèle M. Robinette.

Cela dit, le président de Tourisme Memphrémagog admet que les petits lieux d’hébergement, incluant les gîtes du passant, ont globalement connu une période des fêtes plus décevante.

« J’exploite moi-même un gîte avec ma conjointe et on a eu un bon temps des fêtes parce qu’on travaille beaucoup à se faire connaître. Mais je sais que, pour plusieurs autres petits hébergements, les dernières semaines ont été en dessous des attentes », explique Pierre Robinette.

Évidemment, le manque de neige à Noël et dans les jours suivants a pu nuire aux gîtes du passant de la région de Magog. Cela n’est toutefois pas le seul problème auquel les propriétaires de petits lieux d’hébergement ont été confrontés.

« La rue Principale de Magog est un attrait en soi. Et, d’après ce que j’ai observé, il y a des gens qui pensaient encore que les travaux au centre-ville empêchaient de circuler normalement sur cette rue. Mais ce n’est pas tout parce que le phénomène Airbnb continue d’affecter notre secteur. Ça devient difficile de compétitionner quand des chambres sont offertes à 60 ou 70 $ par des lieux qui ne suivent pas toujours les règles. »

Responsable des relations de presse chez Tourisme Cantons-de-l’Est, Danie Béliveau confie pour sa part avoir eu des « échos positifs » en provenance des gens de l’industrie touristique au cours des derniers jours.

« On a demandé aux entreprises touristiques de répondre à un sondage concernant les fêtes comme on fait après une série de périodes de vacances pendant l’année. On aura un portrait plus juste de la situation une fois qu’on aura leurs réponses. Mais, en général, ça n’a pas été mauvais dans les stations de ski et certains hôteliers sont très satisfaits du taux d’occupation qu’ils ont eu », indique Mme Béliveau.

Dans le parc

Au parc national du Mont-Orford, l’achalandage a été « moyen » dans les dernières semaines. Le congé des fêtes de fin d’année avait bien mal commencé. Cependant, la tempête des 30 et 31 décembre a permis à l’aire protégée d’améliorer son bilan.

« Ça s’est passé en deux temps. Avant la tempête, c’était très difficile. Mais la tempête a laissé 25 centimètres de neige au sol et ça a fait en sorte qu’on a connu notre plus gros 1er janvier en au moins six ans. Puis, le lendemain, on était plein. On n’aura pas des chiffres records pour cette période. Par contre, on a finalement sauvé les meubles », affirme Mario Landry, du parc du Mont-Orford.

M. Landry affirme dans la foulée que plusieurs visiteurs présents dans le parc, ces derniers jours, étaient très heureux qu’enfin Dame nature offre une chute de neige digne de ce nom à la région. « Ils attendaient ça », lance-t-il.

Si la tempête des 30 et 31 décembre a été accueillie avec joie à Orford, les sentiers de ski de l’aire protégée ne présentent pas encore un couvert de neige énorme. « On n’est pas à l’abri d’un redoux, une chose à laquelle on est habitué dans le sud du Québec. On espère donc qu’il y aura de nouvelles chutes de neige bientôt. »