Alexandre Cusson , maire de Drummondville

Cusson remplace Sévigny à la présidence de l’UMQ

Le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, a été élu président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et succède à Bernard Sévigny, à la suite de la défaite électorale du maire de Sherbrooke.

Selon le conseiller aux communications de l’UMQ, Patrick Lemieux, le vote a été unanime pour M. Cusson, qui agissait déjà comme premier vice-président de l’UMQ. Le vote s’est fait auprès des quelque 50 membres du conseil d’administration. 

Alexandre Cusson devient ainsi le 56e président de l’UMQ.

En temps normal, le mandat du président est d’un an, et renouvelable à une reprise. « Il y a un contexte particulier. Son mandat devrait aller jusqu’aux assises de 2018 », note M. Lemieux, en soulignant qu’un conseil électoral devrait se tenir à ce moment-là.

Âgé de 49 ans, Alexandre Cusson est maire de Drummondville depuis 2013. Il a été réélu à la mairie pour un second mandat. Il avait auparavant été enseignant au Collège Saint-Bernard de Drummondville, de 1989 à 1992, puis directeur de cet établissement de 1992 à 2013.

Le conseil d’administration de l’UMQ a par ailleurs nommé le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, au poste de trésorier. M. Lehouillier agira de plus comme deuxième vice-président de l’UMQ. Il remplacera à la trésorerie la mairesse de Rivière-Rouge, Déborah Bélanger.

L’annonce a été faite mardi alors que la veille, l’UMQ faisait valoir qu’elle ne savait pas quand auraient lieu les élections pour désigner un successeur à M. Sévigny. « Les choses se sont précipitées », souligne M. Lemieux.

Alexandre Cusson mentionne que son mandat se réalisera dans la continuité. « J’ai toujours pensé que le président se met au service de son organisation. Ce sera un mandat de la continuité. Nous sommes à préparer un plan économique pour les régions du Québec. Nous travaillons aussi à déterminer les enjeux pour la campagne électorale provinciale. »

M. Cusson ajoute qu’il n’est pas étranger aux dossiers traités à l’UMQ considérant qu’il agissait comme premier vice-président de l’organisation. « J’étais proche du président. J’étais déjà responsable des dossiers fédéraux. Je connais donc bien les dossiers que porte un président. »

Les situations où le président de l’UMQ a été défait lors d’une élection municipale demeure rare dans l’histoire de l’organisation. Au début des années 1980, à Sherbrooke, Jean-Paul Pelletier avait délogé Jacques O’Bready dans des circonstances à peu près similaires. M. Sévigny est le deuxième maire de Sherbrooke à subir une défaite tout en assumant la présidence de l’UMQ.

La fonction de premier vice-président de l’UMQ devrait demeurer vacante jusqu’aux prochaines élections.

- Avec Jonathan Custeau et La Presse Canadienne