L’ancien pavillon de la Relance, à Magog, pourrait accueillir une école alternative à compter de 2021.

Création d’une école alternative à Magog : le projet reporté à l’année 2021

Le projet d’école alternative de la Commission scolaire des Sommets (CSS) continue à cheminer. Si les commissaires de la CSS approuvent le projet l’hiver prochain, l’ouverture de l’établissement pourrait avoir lieu lors de la rentrée scolaire de l’année 2021-2022.

La CSS travaillait au préalable avec un scénario plus optimiste en ce qui concerne la date d’ouverture de l’éventuelle école alternative. Mais elle a finalement revu ses plans.

«Selon ce qui est planifié en ce moment, le conseil des commissaires analysera le projet l’hiver prochain et rendra probablement une décision en février. Le reste des étapes s’enclencheraient ensuite, si la réponse est positive», indique Serge Dion, directeur général adjoint de la commission scolaire.

M. Dion soutient que les commissaires de la CSS démontrent de l’ouverture à l’égard de ce qui est projeté. Il précise cependant que ceux-ci n’aimeraient certainement pas qu’on leur présente un projet de «petit établissement privé ou élitiste.»

Advenant que le projet voie le jour, un minimum de trois classes seraient formées la première année. Une quatrième «classe préscolaire» pourrait toutefois s’ajouter.

«On sait qu’il y a vraiment un besoin et que la création de trois classes ne serait pas un problème dès la première année. Par contre, on ne veut pas commencer trop gros au départ. On souhaite voir comment ça fonctionnerait au début», précise Serge Dion.

La CSS envisage d’implanter son école alternative à l’intérieur de l’ancien pavillon de la Relance, à Magog. Ce bâtiment a récemment fait l’objet de rénovations et nécessiterait peu d’améliorations supplémentaires pour accueillir un projet semblable.

«Les jeunes de l’école Saint-Pie-X ont passé deux mois à la Relance et il a fallu faire plein d’aménagements pour qu’ils puissent aller en classe à cet endroit sans problème. C’est un bâtiment très fonctionnel. Il resterait des travaux à faire, mais beaucoup moins que prévu. Entre autres, il faudrait installer de nouveaux tableaux numériques interactifs et améliorer la cour à l’extérieur», indique M. Dion.

Au sujet des travaux nécessaires avant le lancement du projet, le directeur général adjoint de la CSS note que les parents des futurs élèves pourraient sans doute en réaliser une partie.

«L’implication des parents est habituellement plus grande quand on parle d’école alternative. À l’intérieur des limites légales, ils seraient possiblement en mesure de faire certains travaux.»

D’ailleurs, Serge Dion affirme que le comité de parents créé pour concrétiser le projet est «très actif». Ses membres caressent un objectif commun et ont visiblement choisi de tout mettre en oeuvre pour atteindre ce dernier rapidement.

En terminant, M. Dion laisse entendre que la CSS s’inspirerait d’établissements existants à d’autres endroits au Québec pour créer sa nouvelle école. «On a déjà fait des visites de lieux similaires à l’extérieur de Magog, l’an passé, et on a découvert une pédagogie intéressante et de bons taux réussite chez les élèves», mentionne-t-il.