Coventry : une nouvelle audience écoutera la MRC et d’autres groupes

MAGOG — La commission environnementale du district sept du Vermont accepte d’entendre à nouveau des intervenants de la région concernant le projet d’expansion du site d’enfouissement de Coventry.

« On est vraiment content de la décision prise par la commission. Je crois que c’est important pour nous et pour tous les intervenants qui voulaient s’adresser à la commission », affirme Alexandra Roy, chargée de projet à la MRC de Memphrémagog.

La MRC de Memphrémagog a été informée qu’elle a jusqu’au 20 décembre prochain pour déposer son argumentaire relatif à l’agrandissement du site d’enfouissement de
Coventry, une municipalité voisine de la ville de Newport, au Vermont. Elle aura ensuite l’opportunité d’effectuer une présentation lors d’une nouvelle audience prévue le 22 janvier 2019.

D’après les informations obtenues, d’autres organisations de la région, dont Memphrémagog conservation inc. (MCI) et Corridor appalachien, auront aussi la chance de prendre part à l’audience du 22 janvier. La commission environnementale du district sept leur demande cependant de se regrouper afin de parler d’une seule voix.

« Paraître unis »

Devenu en très peu de temps un acteur incontournable du dossier, le groupe de pression baptisé Don’t Undermine Memphremagog Purity (DUMP) profitera du même privilège que ses alliés québécois. DUMP se montre extrêmement critique à l’égard du projet d’expansion présenté par New England Waste Services of Vermont, une filiale de Casella Waste Systems.

Président du MCI, Robert Benoit avoue qu’il avait peu confiance que la commission accorderait une nouvelle audience aux groupes qui en avaient fait la demande. « C’est intéressant. Maintenant, il faudra s’assurer d’aligner nos arguments pour paraître unis dans nos demandes », dit-il.

La directrice générale du MCI, Ariane Orjikh, a pour sa part réagi avec enthousiasme lorsque informée de la nouvelle par La Tribune en fin de journée mardi. « C’est super positif! », a-t-elle déclaré, en rappelant que le dossier a suscité une forte mobilisation en région ces derniers mois.

Rappelons que la MRC de Memphrémagog, la Ville de Sherbrooke ainsi que plusieurs organismes de la région estrienne s’opposent au traitement de lixiviat en provenance de Coventry à l’usine d’épuration de Newport, cela parce que cette dernière émet des rejets dans le lac Memphrémagog, réservoir d’eau potable pour plus de 150 000 personnes en Estrie.