Les autorités du Vermont ont donné leur aval à l’agrandissement du site d’enfouissement de Coventry, à Newport, mais ordonnent l’arrêt du traitement du lixiviat à l’usine d’épuration des eaux de la ville, qui est située à l’extrémité sud du lac Memphrémagog.

Coventry: le Vermont donne le feu vert à l’agrandissement du site

PRIMEUR / Les autorités du Vermont ont finalement décidé de permettre l’agrandissement du site d’enfouissement de Coventry, un projet qui suscite la controverse depuis des mois autant au Québec qu’aux États-Unis. Cependant, elles ordonnent l’arrêt du traitement du lixiviat à l’usine d’épuration des eaux de la ville de Newport, qui est située à l’extrémité sud du lac Memphrémagog.

Durant la soirée mardi, La Tribune a reçu un communiqué de la part de l’organisme Memphrémagog conservation inc. (MCI). Celui-ci révélait que la commission environnementale du district sept, au Vermont, avait « octroyé la certification demandée » par l’entreprise New England Waste Services of Vermont, une filiale de Casella Waste Systems, durant la journée de mardi.

En raison de l’heure à laquelle le communiqué a été reçu, il n’a pas été possible de vérifier les informations qu’il contenait auprès des autorités concernées. Mais la décision de la commission environnementale était attendue depuis des mois déjà. Elle pouvait être rendue à tout moment.

« Bien que l’agrandissement de 20 hectares a été approuvé, le MCI se réjouit de la décision d’arrêter le traitement du lixiviat, aussi appelé jus de poubelle, à l’usine d’épuration de Newport. Ce lixiviat comprend de nombreux produits chimiques dont certains s’accumulent dans la chaîne alimentaire et sont reconnus comme étant hautement cancérigènes », indique le communiqué émis par le MCI.

Rappelons que la MRC de Memphrémagog ainsi que la Ville de Sherbrooke avaient fait part de leurs sérieuses préoccupations relativement au traitement du lixiviat à Newport. Appuyées par plusieurs intervenants de l’Estrie, les deux organisations craignaient que l’eau du lac Memphrémagog, un réservoir d’eau potable pour plus de 150 000 personnes en Estrie, soit contaminée par cette activité.

Par ailleurs, un groupe baptisé Don’t Undermine Memphremagog Purity a vu le jour, en sol américain, l’an dernier. Il contestait vigoureusement le projet d’agrandissement et ses interventions ont semblé ébranler les autorités vermontoises ces derniers mois.

Selon les informations transmises par le MCI, il demeure possible de contester la décision de la commission environnementale du district sept. Les personnes ou organisations qui souhaiteraient déposer un appel disposeraient de 30 jours pour le faire.