Guy Madore, candidat libéral

Coventry : Madore ne promet pas de « miracle »

Déterminé à favoriser l’émergence d’une solution dans le dossier Coventry, le candidat du Parti libéral du Québec dans la circonscription d’Orford, Guy Madore, ne s’attend pas à ce que les Américains répondent favorablement à toutes les demandes de la région en ce qui a trait aux activités du site d’enfouissement de déchets géré par Casella Waste Systems.

« J’ai exprimé des réserves dès le départ par rapport à ce dossier parce qu’on a une moins grande latitude aux États-Unis. Ce n’est pas notre juridiction », affirme M. Madore.

Le candidat libéral estime d’ailleurs que son adversaire de la Coalition avenir Québec, Gilles Bélanger, n’a pas donné l’heure juste à la population lors du débat présenté le 17 septembre dernier à l’auditorium des Tisserands, à Magog. M. Bélanger a alors déclaré qu’il fallait « viser à éliminer le site » d’enfouissement de Coventry.

« Ce site respecte les règles, selon ce que j’en ai compris. Il n’y aura pas de solution miracle dans ce dossier-là. Et mettons-nous à la place des Américains. Est-ce qu’on aimerait que des gens du pays voisin viennent nous dire comment agir? » demande Guy Madore.

N’empêche, M. Madore prévoit consacrer des efforts pour solutionner ce dossier. Il laisse entendre qu’il travaillera en collaboration avec l’organisme Memphrémagog conservation et la MRC de Memphrémagog, qui sont tous les deux impliqués dans celui-ci. « Il ne faut pas s’inventer des compétences, mais plutôt poser de petits gestes quand c’est le temps pour régler de telles situations. »

Enjeu majeur

Rappelons que le site d’enfouissement de Coventry, au Vermont, est situé à proximité de la rivière Black, un affluent du lac Memphrémagog, qui sert de réservoir d’eau potable pour plus de 150 000 personnes en Estrie. Liquide toxique, le lixiviat produit par le dépotoir est quant à lui en partie traité dans une usine de Newport, à l’extrémité sud du plan d’eau.

Jugeant que l’environnement constitue un enjeu majeur en 2018, Guy Madore indique d’autre part qu’il s’investira « personnellement dans le dossier de la sédimentation dans le ruisseau Castle ».

« À court terme, je verrai à ce que la Ville de Magog et le ministère de l’Environnement procèdent, dans les meilleurs délais possible, au retrait des sédiments. Il nous faudra trouver une solution efficace et raisonnable qui nous évitera d’avoir à faire face à cette situation tous les ans », explique-t-il.