La mairesse suppléante et le directeur général de la municipalité ont répondu aux critiques dirigées par l’Association citoyenne de Compton à l’endroit des élus dans le dossier de la démolition de l’hôtel de ville.

Compton défend sa décision de démolir l'hôtel de ville

La mairesse suppléante et le directeur général de la municipalité ont répondu aux critiques dirigées par l’Association citoyenne de Compton à l’endroit des élus dans le dossier de la démolition de l’hôtel de ville.

L’Association citoyenne réclame l’embauche d’une deuxième firme d’ingénieurs pour faire une nouvelle expertise, expliquant qu’ils ne faisaient pas confiance à la firme SMI, qui a produit le rapport conseillant fortement la démolition de l’édifice. La mairesse suppléante durant les vacances de Bernard Vanasse, Danielle Lanciaux, rappelle que le même constat avait été fait sept ans plus tôt.

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« On n’est pas sans se souvenir qu’il y a quelques années, la discussion quant à l’avenir de l’hôtel de ville avait été entamée. Même si l’architecte qui avait été engagé pour inspecter le bâtiment en était venu à la conclusion qu’il fallait le démolir, les citoyens avaient voté pour le garder à la suite d’un référendum. »

Pour ce qui est de la réputation de la firme SMI et de son rapport, le directeur général Philippe de Courval ne comprend pas les inquiétudes soulevées par le collectif citoyen, défendant le travail accompli par ses employés.

« On trouve que les critiques dirigées à l’endroit de la firme SMI ne sont pas appropriées », estime-t-il. « Les conclusions du rapport sont claires et convaincantes. Ils ont évoqué les dangers encourus par les utilisateurs, rappelant qu’un bris pourrait causer la mort des gens s’y trouvant. »

« On ne peut tout simplement pas se permettre de mettre la sécurité des utilisateurs en danger, ce qui explique qu’on agit rapidement dans le dossier. Les recommandations de la firme, en plus de celles formulées par l’architecte qui avait inspecté l’hôtel de ville il y a sept ans, sont fermes et catégoriques. On veut procéder à la démolition au début de 2019 », ajoute le directeur général.

Zones grises

L’Association citoyenne avait aussi soulevé la probabilité qu’un ancien réservoir à essence se trouve encore enfoui sous le terrain adjacent, sur lequel le nouvel hôtel de ville devrait s’étendre. Une déclaration sans fondement, toujours selon M. de Courval.

« On sait avec certitude qu’en 1999, un réservoir avait été enlevé du site de l’ancienne station-service. Des tests avaient été faits à l’époque et il n’y avait pas de contamination. Il n’y a pas d’autre réservoir dans le sol à notre connaissance. Afin d’en être sûr, on a pris des prélèvements qui sont en train d’être analysés », assure-t-il.


« On ne sait pas d’où il sort ces chiffres, ça semble à être basé sur des assomptions. »
Danielle Lanciaux

Les dirigeants ont aussi contesté les chiffres cités par M. Loubier lors de son intervention, lui qui estimait que la construction du nouvel hôtel de ville coûterait environ 1 350 000 $.

« On ne sait pas d’où il sort ces chiffres, ça semble à être basé sur des assomptions. On ne connaît pas encore les coûts réels de la démolition non plus, mais on se doit d’agir quand on considère que ça représente un danger pour notre population », explique Mme Lanciaux.

Ils rappellent que les citoyens vont exprimer leurs désirs quant au nouvel hôtel de ville en remplissant le sondage qui a été envoyé aux portes vendredi, le même sondage que M. Loubier et l’Association citoyenne de Compton suggéraient aux citoyens de ne pas remplir en guise de protestation.

Côté se prononce

Le candidat de Québec Solidaire dans Saint-François Kévin Côté s’est prononcé sur le dossier par voie de communiqué, appuyant la demande de l’association de former un comité composé de trois citoyens et de trois élus municipaux.

« Québec solidaire soutient les initiatives citoyennes. Les demandes de l’Association citoyenne de Compton sont très raisonnables, surtout lorsque l’on sait que la firme engagée par la ville de Compton a été éclaboussée par la Commission Charbonneau », affirme le candidat.

« La création du comité que souhaite le président de l’Association citoyenne de Compton, Denis Loubier, réglerait les tensions et pourrait aider à trouver de nouvelles solutions », conclut-il.