Un plan d'adaptation aux changements climatiques sera lancé dans la ville de Magog, en collaboration avec des étudiants de l'Université de Sherbrooke. 
Un plan d'adaptation aux changements climatiques sera lancé dans la ville de Magog, en collaboration avec des étudiants de l'Université de Sherbrooke. 

Climat : Magog prépare un plan d’action

La Ville de Magog se lance dans l’élaboration d’un plan d’adaptation aux changements climatiques, comme l’ont fait d’autres villes nord-américaines à la suite de la conférence du GIEC, tenue à Edmonton en mars 2018. Les élus de Magog ont adopté récemment une résolution qui confie l’élaboration de ce plan à la Division environnement de la Ville. Celle-ci sera appuyée par des étudiants en environnement de l’Université de Sherbrooke.

Selon la Ville, leurs travaux visent à analyser les risques immédiats ou imminents liés aux changements climatiques et à en prévoir l’évolution. 

La Ville espère ainsi pouvoir intégrer certaines actions aux opérations régulières des services municipaux. Elle cite l’exemple de la sécurité publique qui aura ainsi davantage d’information pour préparer des plans d’intervention en cas d’urgence. 

D’autres mesures pourraient être prises afin de limiter les effets des changements climatiques, allant du verdissement de certains espaces urbains, au réaménagement du territoire, en passant par la gestion de l’eau, de la faune ou de la flore.

La Ville dit avoir pris cette décision dans la foulée de deux rapports sur le sujet réalisés par l’Union des municipalités du Québec et par la Fédération canadienne des municipalités. Ces rapports mettent en évidence les défis des changements climatiques pour les municipalités québécoises et canadiennes et l’importance de l’analyse et de la planification pour se prémunir contre leurs effets néfastes sur les communautés. 

« Selon eux, si rien n’est fait, les conséquences seront catastrophiques pour les populations et les coûts astronomiques », indique la Ville de Magog dans un communiqué.

Dans le cadre de ces travaux, les responsables procéderont à des analyses diverses et des consultations auprès de la population et des organismes du milieu qui œuvrent en environnement afin de recueillir leurs commentaires et de profiter de leur expertise. Des stratégies seront proposées et un plan d’action sera mis en œuvre.

Selon la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, il « est plus que temps pour Magog d’enclencher cette démarche. C’est un incontournable lorsque l’on considère divers événements intenses que nous avons vécus au cours des dernières années, comme le verglas, les inondations à répétition, les vagues de chaleur plus fréquentes et l’augmentation des cas de la maladie de Lyme dans notre région. Les changements climatiques sont un processus irréversible et nous devons les prévoir autant que possible et surtout, nous préparer pour que les effets soient le moins néfastes possible sur notre population en cas d’événements extrêmes. Sur cette question, le proverbe « vaut mieux prévenir que guérir » prend ici tout son sens.»

Lors d’une conférence tenue à Edmonton en 2018 sous l’égide du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le maire Don Iveson a souligné que les municipalités pouvaient avoir un impact sur plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre générées au Canada.