La péquiste Solange Masson et le libéral Charles Poulin ont abordé plusieurs dossiers lors du panel réunissant cinq candidats de Saint-François lundi soir au campus de la santé de l’UdeS.

Circonscription de St-François: le panel se transforme en débat

Les candidats dans Saint-François ont pu profiter d’une autre tribune, lundi, pour présenter aux électeurs leur plan de campagne. Dans un panel organisé par la radio universitaire CFAK, les candidats des cinq principaux partis ont vite donné une saveur de débat à cette soirée.

Solange Masson du Parti québécois (PQ), Geneviève Hébert de la Coalition avenir Québec (CAQ) Charles Poulin, du Parti libéral (PLQ), Kévin Côté de Québec solidaire et Mathieu Morin du Parti vert du Québec (PVQ) sont arrivés les uns après les autres à l’avant de l’auditorium au pavillon de médecine de l’Université de Sherbrooke. Tour à tour, les candidats étaient interviewés. Cinq minutes de débat complétaient l’entrevue de chaque candidat. 

Solange Masson, du Parti québécois, a connu un excellent débat. Non seulement la candidate du PQ semblait connaître tous les dossiers abordés sur le bout de ses doigts, mais l’aspirante-députée en a profité pour déployer quelques attaques.

Se faisant poser une question en matière de parité homme femme, Mme Hébert a goûté à la médecine de Mme Masson. « Ce que j’aime, c’est de ne pas obliger la parité, car si on l’oblige, on va l’obliger partout et ce sont les autres groupes qui vont vouloir avoir la parité tout le temps. Il faut faire attention », a mentionné Mme Hébert. 

Après que Mme Masson lui ait demandé de quel autre groupe elle parlait, la candidate de la CAQ a semblé patiner. « Nous ne sommes pas une minorité visible, nous sommes des femmes, a poursuivi Solange Masson. Nous représentons 50 % de la population. »

Cependant, la candidate de la CAQ a elle aussi su faire passer son message en matière d’éducation supérieure. « Ce qu’il faut, c’est valoriser les emplois professionnels et techniques, a-t-elle analysé. On me disait qu’on ne valorise pas assez les techniques. Il y a un gros travail à faire, car les gens qui étudient en génie mécanique ou en génie électrique au cégep s’en vont à l’université, car ils trouvent que leur cours n’est pas adapté au milieu. Il va falloir travailler en collaboration. »

De son côté, l’aspirant-député libéral, Charles Poulin, s’est fait attaquer de toutes parts. Le physiothérapeute de métier a su garder son calme et s’est bien défendu, surtout lorsque le sujet de la santé est arrivé sur la table. « Avant d’être physiothérapeute, j’étais préposé aux bénéficiaires, donc j’en ai essuyé des cacas et j’en ai ramassé du vomi. Je connais cette réalité de très près et à l’époque, le système de santé était aussi en difficultés. Quand nous nous sommes présentés lors du premier mandat de M. Couillard, les gens disaient qu’il y avait beaucoup de bureaucratie. On a commencé à couper dans l’administration. Maintenant, je comprends que des mères de famille se font obliger à faire du temps supplémentaire obligatoire. [...] Je leur dis que nous avons remis la maison en ordre. Je vois que le système de santé n’est pas parfait. Je suis conscient qu’il y a des défis et je veux être là pour les relever », a-t-il affirmé.

Kévin Côté, de Québec solidaire, a relativement été épargné par les autres formations, tout comme son opposant Mathieu Morin du Parti vert du Québec. 

En plus de proposer le remboursement des frais encourus par la certification bio, le candidat de QS a parlé du plan de son parti afin de désengorger les urgences. « On veut rouvrir les CLSC 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Quand on va au CLSC, on peut tout de suite être référé sans passer par le médecin nécessairement. Ça désengorgerait les médecins », a-t-il assuré. 

M. Morin, lui, en plus de militer pour aborder le sujet de l’environnement plus régulièrement, s’est posé en faveur de Pharma-Québec et du potentiel nouveau mode de scrutin, entre autres.