Chien dans un état lamentable: 90 jours de prison pour cruauté animale

SHERBROOKE - Une femme qui n'avait pas assez de temps pour s'occuper de son chien devra maintenant en trouver pour purger une peine de prison les fins de semaine.

Joanne Vaillancourt de Magog a été condamnée, mercredi, à une peine de détention à purger les fins de semaine après avoir été déclarée coupable de négligence envers un animal qui lui a infligé des blessures et pour ne pas lui avoir fourni l'eau, la nourriture et les soins convenables.

Une plainte déposée à la SPA de l'Estrie a mené les enquêteurs à la résidence de Joanne Vaillancourt en décembre 2018.

Ils y ont trouvé un chien laissé dans un état lamentable.

L'animal n'était pas nourri suffisamment, n'avait pas d'eau et circulait dans ses excréments.

La laisse du chien accrochée à sa niche était trop courte. Le collier de l'animal n'avait pas non plus été ajusté ce qui a fait en sorte qu'il s'est encastré dans la peau de l'animal.

Des points de suture ont été nécessaires pour soigner l'animal de sa blessure à la suite de cette situation qui a duré plusieurs mois.

Devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec, Joanne Vaillancourt a indiqué que son chien n'était pas sa priorité et qu'elle était trop occupée pour en prendre soin.

En plus de la peine de 90 jours, une interdiction de posséder des animaux a été imposée pour les trois prochaines années à la femme de 53 ans.

Me Émilie Baril-Côté représentait le ministère public dans cette affaire, alors que Me Mélissa Gilbert défendait l'accusée.