Un changement important dans le contrat pour la réfection de la 139 et la présence d’amiante dans l’asphalte ont contribué au retard du chantier de la route entre Lac-Brome et Sutton.

Chantier de la route 139: la présence d'amiante ralentit les travaux

Un changement important dans le contrat pour la réfection de la route 139 et la présence d’amiante dans l’asphalte ont contribué à retarder le chantier de la voie reliant Lac-Brome, secteur West Brome, et Sutton.

La conseillère en communications du ministère des Transports du Québec, Nomba Danielle, a éclairci la situation en entrevue avec La Voix de l’Est, qui rapportait lundi matin que les citoyens qui utilisent régulièrement ce lien direct entre Cowansville et Sutton sont en rogne devant la suspension du chantier.

L’histoire commence à l’automne 2017 lorsqu’un contrat de resurfaçage des 12 km du tronçon compris entre Sutton et la route 104 a été octroyé à Eurovia Québec pour 2 452 562 $. Le chantier a commencé presque immédiatement avec un premier 4 km — à partir de la 104 — qui a été resurfaçé avant l’arrivée du temps hivernal. Selon des citoyens, l’asphaltage n’a toutefois pas été terminé, ce que n’a pu confirmer Mme Danielle.

En 2018, les plans du MTQ ont changé. « Le ministère a trouvé qu’il était peut-être plus adéquat de retirer l’ancien asphalte [pour assurer une durabilité accrue]. On n’est pas dans la configuration de départ. L’ancienne couche d’asphalte a été mise en place au début des années 2000 et il y avait de l’amiante dedans. Ça prend des équipements spécialisés pour l’enlever. C’est un chantier qui se prépare minutieusement. Surtout quand il y a de l’amiante. Ce sont des démarches qui prennent du temps. »

Ce n’est finalement qu’à la fin septembre que le chantier a pu reprendre, sensiblement à la même période que l’année précédente. Plutôt que de se concentrer sur une petite partie, l’asphalte a été retiré sur l’ensemble des 8 km restants. « On a réussi à faire deux kilomètres, indique la porte-parole. Il en reste six à faire. »

Les citoyens consultés par La Voix de l’Est ce week-end ont rapporté que le chantier avait été inactif durant plusieurs journées. Il s’agirait d’une question de disponibilité de la machinerie spécialisée. « Il y avait [notamment]le fait que l’équipement pour retirer l’asphalte qui contient de l’amiante était parfois indisponible, ce qui fait que le chantier était en arrêt », précise la responsable du ministère.

Pourtant, l’asphalte semblait entièrement retiré. « C’est sûr que ni moi ni les citoyens ne sommes en mesure de dire quand on a enlevé suffisamment de couches », répond Mme Danielle. Elle assure toutefois que les équipements n’étaient pas indisponibles en raison d’un autre chantier. La raison est inconnue, mais il pourrait, par exemple, s’agir d’un bris.

Chantier priorisé

« Le MTQ ne va pas laisser les choses à cet état. On a prévu de mettre une petite couche d’asphalte aussitôt que les températures le permettront pour donner une surface de roulement confortable aux automobilistes. On a mis une signalisation orange et on invite les usagers à être prudents. »

Mme Danielle affirme par ailleurs qu’il s’agit toujours d’un chantier priorisé par le MTQ, mais que toutes ces circonstances ont provoqué un retard.

Le changement de plans pour le chantier, c’est-à-dire d’enlever l’ancien asphalte sur 8 km avant d’en remettre, coûtera environ 1,5 M $ de plus au ministère des Transports. La couche provisoire que le ministère prévoit faire poser dès que possible lui coûtera approximativement 140 000 $.

L’entrepreneur ne sera pas pénalisé pour les retards puisque les changements ont été imposés en cours de contrat par le MTQ.