Clément Moliner-Roy, fondateur du programme Changemaker Residency: « Si je pouvais donner le pouvoir à dix personnes de créer le changement qu’ils voudraient voir, c’est ça qui ferait la plus grande différence. »

Changer le monde, un projet à la fois

Clément Moliner-Roy veut changer le monde. Du moins, il veut faire tout ce qu’il peut pour produire des changements positifs dans la société. L’Estrien a donc rassemblé dix étudiants, provenant de partout dans le monde, pour créer un programme innovateur d’éducation par expérience.

« Comment je peux contribuer au monde autour de moi ? Si je pouvais donner le pouvoir à dix personnes de créer le changement qu’ils voudraient voir, c’est ça qui ferait la plus grande différence », explique M. Moliner-Roy.

Son programme s’appelle Changemaker Residency, il s’agit d’un nouveau modèle d’apprentissage pour des jeunes ayant un projet en tête. M. Moliner-Roy assurera donc la formation des dix participants. « De mon expérience, la diversité internationale est un élément clé. Quand les gens de différentes cultures se rendent compte de tous leurs points en commun, c’est là qu’ils travaillent pour un monde qui promeut la paix et le développement durable. »

Durant 28 jours, les participants, provenant de sept pays différents, se sont rassemblés afin d’échanger ensemble sur leur projet respectif, et surtout, pour apprendre des experts. « C’est plus de 55 experts qui ont offert de leur temps bénévolement parce qu’ils croyaient en la mission de ce projet-là et parce qu’ils étaient excités de voir de l’innovation dans l’éducation en Estrie », explique le fondateur du programme.


« On se demande comment on peut fortifier l’écosystème de l’Estrie pour former le plus de jeunes, avec les aptitudes, les outils, le réseau nécessaires pour effectuer le changement qu’ils veulent voir dans le monde. »
Clément Moliner-Roy

Plusieurs des experts impliqués proviennent notamment de l’Université de Sherbrooke et de l’Université de Bishop’s.

Non seulement les participants ont travaillé sur leur étude personnelle, mais ils ont aussi discuté ensemble des manières de bien outiller les agents de changements. « Avec Changemaker Residency, on se demande comment on peut fortifier l’écosystème de l’Estrie pour former le plus de jeunes, avec les aptitudes, les outils, le réseau nécessaires pour effectuer le changement qu’ils veulent voir dans le monde », commente M. Moliner, bachelier en écologie humaine.

Une Magogoise dans le groupe

Le projet d’Elizabeth Adam, originaire de Magog, a été l’un des dix sélectionnés sur 36 inscriptions. L’idée est de développer une initiative pour soutenir les personnes atteintes de troubles psychiatriques. 

« J’essaie de trouver des manières pour prévenir la maladie mentale à Sherbrooke, dans la population étudiante, explique-t-elle. Je trouve ça dommage parce qu’on n’en entend pas vraiment parler. J’essaie de trouver des méthodes pour aller rejoindre les jeunes et de les éduquer à la prévention de la maladie mentale. »

Changemaker Residency aura entre autres permis à Mme Adam de développer son réseau de contacts et d’en apprendre plus sur les côtés administratifs d’un projet d’une telle envergure. « Le programme est très professionnel, ça m’a aidé à enlever mes visières et de voir que mon travail peut avoir un réel impact ».

La suite de son projet reste à déterminer, l’étudiante poursuivra son baccalauréat en médecine à l’Université de Sherbrooke dès septembre et ses études restent sa priorité. « C’est beaucoup de travail, mais j’ai hâte de voir où ça s’en va. »