La Ville de Magog est forcée de retourner à la table à dessin après avoir décidé de rejeter les trois soumissions qui lui avaient été transmises dans le cadre de l'appel d'offres organisé portant sur son projet de revitalisation du centre-ville.

Centre-ville : Magog rejette les trois propositions

La Ville de Magog est forcée de retourner à la table à dessin après avoir décidé de rejeter les trois soumissions qui lui avaient été transmises dans le cadre de l'appel d'offres organisé portant sur son projet de revitalisation du centre-ville.
Lors de son assemblée ordinaire de mardi soir, le conseil municipal de Magog a adopté une résolution par laquelle il écarte les soumissions déposées par les entreprises Eurovia Québec construction, Sintra ainsi que G. Lapalme et fils, qui étaient toutes supérieures à 20 millions $.
Les élus municipaux ont jugé que les trois soumissions étaient trop dispendieuses. Selon les informations obtenues, la municipalité espérait obtenir au moins une soumission inférieure à 15 M$.
« C'est une grosse nouvelle, a commenté la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm. Des gens parmi nous ont été choqués et déçus, la semaine dernière, quand ils ont appris quelle était la situation. »
Le choc a été d'autant plus grand à encaisser, pour certains élus, que la firme embauchée pour préparer les plans et devis semblait avoir effectué un travail en profondeur. Cela permettait de croire que les estimations de coûts fournies à la municipalité étaient tout à fait réalistes.
Lorsqu'elle a abordé le sujet en assemblée publique mardi, Vicki-May Hamm a souligné que la Ville de Magog n'avait pas les moyens de débourser plus de 20 M$ pour la réalisation des travaux visés par l'appel d'offres. « On a parlé d'un budget global de 22 à 23 M$ pour le centre-ville, mais ces montants comprennent des travaux supplémentaires », a-t-elle fait valoir.
Mme Hamm a également tenté de se montrer philosophe. « Peut-être qu'il y a là une opportunité et qu'on doit prendre plus de recul. Rien n'arrive sans raison », a-t-elle lancé.
Du même souffle, la mairesse de Magog a suggéré qu'on profite de l'occasion pour analyser plus en profondeur la question du stationnement au parc des Braves, un lieu qui changerait complètement de visage si les plans initiaux de la Ville se réalisaient. Ce nouvel examen a été réclamé par des commerçants du centre-ville opposés au retrait de 60 places de stationnement à cet endroit.
Coprésidente du comité de revitalisation du centre-ville de Magog, la conseillère municipale Diane Pelletier a également proposé qu'on traite la situation comme une « opportunité ». Elle a néanmoins admis qu'elle aurait souhaité que le « contrat soit octroyé avant les élections » de novembre prochain.
Contrat octroyé
Par ailleurs, les élus magogois ont officiellement octroyé le contrat de restauration et de rénovation de la maison Merry à Construction JCP mardi soir. L'entreprise réalisera les travaux planifiés pour la somme de 2 646 646 $.
Le conseil municipal a choisi de procéder à l'octroi du contrat, mais cette décision n'a pas rallié l'ensemble des élus. Un dépassement de coût de l'ordre de 260 000 $, annoncé concernant ce projet, a notamment déplu aux conseillers Yvon Lamontagne et Denise Poulin-Marcotte.
TEXTE-courant: « J'aurais souhaité un projet plus modeste, a déclaré M. Lamontagne vers la fin de l'assemblée publique de mardi. Malgré tout, je respecte la décision du conseil dans ce dossier. »