Centre d’études collégiales de Lac-Mégantic : les étudiants rencontrent François Jacques

Gestion des forêts, protection des lacs, alimentation locale et engagements locaux et nationaux sont au centre des préoccupations des étudiants du Centre d’études collégiales de Lac-Mégantic (CÉCLM). Ceux-ci ont pu rencontrer le député de Mégantic, François Jacques, pour faire part de leurs questionnements.

Les élèves du CÉLM avaient d’abord écrit une lettre à leur député visant à partager des mesures actives pour la lutte aux changements climatiques. Cette lettre s’était inscrite dans le cadre de la Journée mondiale de mobilisation pour le climat du 27 septembre dernier. Le député Jacques a cru important de prêter une oreille attentive à ces jeunes et les rencontrer.

« Ils étaient bien au fait de plusieurs sujets chauds concernant l’environnement. Par exemple, ils se faisaient du souci à propos des plantes envahissantes dans le lac Mégantic, comme le myriophylle à épis et se demandaient comment les autorités allaient enrayer ce fléau pour protéger notre lac. Ils avaient aussi des questions au sujet des coupes de bois et la gestion des forêts, de même que la récupération du verre. Ils m’ont posé plusieurs questions », a indiqué François Jacques.

« Ils venaient aussi chercher de l’information. Je les ai informés, entre autres, sur le fait que nous allons payer dès 2021 pour la récupération des électroménagers. La plupart, actuellement, s’en vont à la ferraille et les gaz qu’ils contiennent sont nocifs pour la couche d’ozone. Les jeunes avaient de bons messages et des questionnements pertinents sur ce que nous allons faire dans le futur. On est un gouvernement soucieux de l’environnement, même s’il n’y avait pas beaucoup de mentions dans notre plate-forme électorale. Le débat va durer dans le temps, c’est sûr! »

Le député s’est réjoui des efforts démontrés par des entreprises comme Resolve Energy, à Saint-Romain, qui travaille sur un carburant performant à base d’éthanol, et Enerkem, à Westbury, qui veut produire de l’énergie à partir d’ordures qui sont habituellement enfouies.

« Nous sommes chanceux, dans mon comté, d’avoir ces deux entreprises qui planchent sur de nouvelles sources d’énergie, c’est un gros plus! C’est important que chacun fasse sa part. On n’avancera pas si chacun ne fait pas son petit bout de chemin », a-t-il ajouté.

Pour sa part, Pierre Leblanc, directeur du Cégep Beauce-Appalaches, duquel dépend le CÉCLM, a confié que son institution d’enseignement « souhaite s’engager de manière proactive et audacieuse dans l’effort collectif de développement durable et, dans les prochains mois, nous créerons notre premier plan d’action collaboratif en développement durable, afin de nous engager collectivement dans la voie de la transition écologique. »

« Nous avons la chance d’avoir des étudiants et des membres du personnel qui s’impliquent et réalisent des actions concrètes pour lutter contre les changements climatiques. Mais nous comptons aussi sur le soutien des institutions qui nous gouvernent pour mener à bien cette lutte », a-t-il conclu.