Jean Provencher, propriétaire de la Laiterie Coaticook : « On cherche à comprendre. On n'a pas de cathéter dans l'usine et aucun employé ne vient travailler avec ceci au bras. »

Cathéter trouvé dans de la crème glacée Coaticook: « On cherche à comprendre »

Le propriétaire de la Laiterie Coaticook cherche encore à comprendre comment un cathéter a pu se retrouver dans le contenant de crème glacée acheté à Trois-Rivières.
Selon Radio-Canada, un homme aurait pris une bouchée de crème glacée dimanche alors qu'il mangeait en famille et se serait retrouvé avec le cathéter dans sa bouche. Toute la famille a dû se faire vacciner pour prévenir l'hépatite A, B et C, et le VIH. La famille menace de poursuivre l'entreprise de Coaticook après avoir vécu de vives émotions.
« On cherche à comprendre, explique le propriétaire de l'entreprise de Coaticook, Jean Provencher. On n'a pas de cathéter dans l'usine et aucun employé ne vient travailler avec ceci au bras », assure-t-il.
Les productions de la laiterie sont filmées et rien ne semble anormal pour l'instant, selon le propriétaire de la Laiterie. « On a un visuel de la production. Ça fait plusieurs fois qu'on révise. Le contenant est peut-être une dizaine de secondes à l'air libre avant que le couvert soit mis. (...) Un employé n'aurait pas travaillé sur la production avec un cathéter au bras. On le voit sur la vidéo, ils sont tous en t-shirt et on voit qu'ils n'ont rien au bras.
De plus, toujours selon M. Provencher, l'équipement médical n'aurait pas pu passer dans la machinerie. « C'est certain que ça n'a pas pu passer dans les machines, car le produit est filtré. Le cathéter serait tout brisé », a-t-il analysé.
Comme l'usine est de juridiction fédérale, la direction a demandé une enquête de l'Agence canadienne d'inspection des aliments. « On a demandé à l'agence fédérale de venir enquêter demain. Comment un produit qu'on n'a pas a pu se retrouver dans la crème glacée? Je n'ai pas d'explication », déclare M. Provencher.
M. Provencher sympathise tout de même avec la famille qui a vécu cette expérience traumatisante. « C'est triste pour les personnes qui ont mis la dent là-dessus. On comprend leur désarroi. J'aurais aimé que ce soit une écaille de pistache, un noyau de cerise ou au pire, un morceau de stainless. On aurait pu dire qu'on a un plan d'action, mais là, je n'en ai pas, continue le propriétaire de la laiterie, en espérant que l'événement ne viendra pas assombrir la notoriété de l'entreprise. On est crédible et on veut rester crédible. On va essayer de comprendre », promet-il.