Félix Cauchy-Charest estime que la véritable manière de régler les problèmes de la location de chalets à court terme serait de faire appel à la réglementation sur les nuisances.
Félix Cauchy-Charest estime que la véritable manière de régler les problèmes de la location de chalets à court terme serait de faire appel à la réglementation sur les nuisances.

Canton d’Orford : un groupe de propriétaires de chalets touristiques lutte pour ses droits

MAGOG — Un groupe de propriétaires de chalets touristiques au canton d’Orford souhaite que cette municipalité ne restreigne pas leurs droits en matière de location de résidence. Il espère que sa demande sera entendue à l’heure à laquelle le Canton d’Orford procède à la révision de sa réglementation en matière d’urbanisme.

Le Groupe de concertation des chalets touristiques du Canton d’Orford s’intéresse particulièrement aux résidences du Domaine Chéribourg, où la location de chalets à court terme serait appelée à disparaître selon les volontés exprimées récemment par la municipalité.

Pour se faire entendre, le Groupe de concertation des chalets touristiques a déposé un mémoire. «Le projet de changement de zonage pour le Domaine Chéribourg nous est arrivé un peu comme un cheveu sur la soupe, en pleine crise de la Covid-19. Il a fallu ramer fort pour produire notre mémoire. Malheureusement, Marie Boivin, la mairesse d’Orford, n’a pas voulu nous rencontrer afin d’écouter notre point de vue et répondre à des questions que nous avions», déplore le groupe.

Qui plus est, le Groupe de concertation n’a pas eu l’impression que son message a été bien reçu lors de la consultation publique en lien avec le changement de réglementation prévu. «Nos questions sont demeurées sans réponse suite à la séance de consultation», se plaint-il.

Le regroupement de propriétaires a d’ailleurs l’impression «que la décision est déjà prise, sans étude d’impact socioéconomique, et que l’économie et la vitalité du Canton d’Orford en souffrira.»

D’après des chiffres fournis par Félix Cauchy-Charest, un membre du groupe, près de 40 propriétaires de résidences au Chéribourg disposeraient de toutes les autorisations pour effectuer de la location à court terme alors qu’on recense environ 280 propriétés à l’intérieur de ce domaine.

«Pour nous, ce serait impensable d’avoir une propriété au Chéribourg, si on ne pouvait pas en faire la location à différents moments dans l’année afin de toucher un revenu», souligne M. Cauchy-Charest pour illustrer sa réalité.

Celui-ci laisse cependant entendre que l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation ne devrait pas lui nuire immédiatement, puisqu’il profiterait d’un droit acquis. Il s’inquiète davantage pour l’économie d’Orford au sens large.

«Vous savez, le tourisme, c’est 3000 emplois directs et indirects dans la région. Et c’est sans compter qu’on est en train d’agrandir le parc national du Mont-Orford, ce qui amènera plus d’activité encore. Je pense que la location de chalets est importante, surtout que les gens qui s’y installent dépensent plus que les autres touristes dans l’économie locale lors de leur venue», explique-t-il.

Félix Cauchy-Charest sait que des plaintes ont déjà été formulées par des résidents du Chéribourg concernant certaines personnes installées temporairement à l’intérieur de ce domaine. Mais il estime que la véritable manière de régler les «cas problèmes est plutôt de faire appel à la réglementation sur les nuisances».

«La réalité, c’est qu’on veut de la quiétude au Chéribourg parce qu’on désire attirer de petites familles. Le retrait de la location court terme n’empêchera pas la venue de locataires pour de plus longues périodes et ça ne réglera donc pas le problème.»

La Tribune a tenté de joindre la mairesse d’Orford, Marie Boivin, vendredi. Il n’a toutefois pas été possible de s’entretenir avec cette dernière avant la publication de cet article.