Canicule: la CNESST a reçu des plaintes

Des employeurs n’auraient pas pris les précautions nécessaires pour protéger leurs personnels contre la chaleur extrême qui sévit depuis quelques jours en Estrie.

Mercredi, au moins cinq milieux de travail ont fait l'objet de plaintes à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Selon Julie Fournier, responsable des communications à la CNESST en Estrie, il s'agit d'une situation particulière. «Des travailleurs craignent de vivre descoups de chaleur et nous contactent», dit-elle à La Tribune.

«Cinq dossiers dans une journée c'est exceptionnel. Il faut dire que nous vivons une première canicule de la saison et les gens ne sont pas encore acclimatés.»

Les plaintes proviennent de milieux de travail comme des entrepôts, des CPE et des entreprises de déménagement, ajoute Mme Fournier.

«Les gens nous appellent pour s'informer et ensuite un inspecteur peut décider de contacter l'employeur ou il se rend au milieu de travail», explique-t-elle.

«Il a le pouvoir de faire prendre des mesures pour contrer les risques ou de carrément faire fermer le milieu de travail.»

Les travailleurs n'ont pas à craindre les représailles de la part de leur employeur, assure-t-elle. «Le travailleur est protégé par la loi», commente la porte-parole.

«L'inspecteur est là pour faire de la prévention.»

Au moment où plusieurs régions du Québec sont aux prises avec des températures particulièrement élevées, la CNESST a rappelé aux employeurs et aux travailleurs qu'il était essentiel de prendre les mesures de prévention nécessaires pour éviter un coup de chaleur.

Elle a fait valoir qu'un travailleur victime d'un coup de chaleur pouvait souffrir de différents symptômes, tels que des étourdissements, des vertiges et une fatigue inhabituelle. Une longue exposition à une forte chaleur peut aussi donner lieu à des propos confus ou incohérents, à une perte d'équilibre et même à une perte de conscience.

Rappelons que la Ville de Sherbrooke a décrété que ses employés affectés aux chantiers routiers pouvaient entrer au travail plus tôt et terminer la journée aussi plus tôt afin de moins les exposer àla chaleur en ces jours de canicule.