François Bonnardel s’est vu aussi confier l’important ministère des Transports par le premier ministre du Québec, François Legault.

Bonnardel pressé de joindre l’Estrie [VIDÉO]

« Je veux que l’on soit partie commune avec l’Estrie au cours des prochaines années. »

Nommé ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel a réitéré, immédiatement après son assermentation, que la région de Granby doit être intégrée à la région estrienne.

« Je considère depuis des années que Granby est en Estrie. En campagne électorale, j’ai mentionné que je souhaitais que la MRC de la Haute-Yamaska puisse joindre l’Estrie. On l’a fait à la pièce au cours des dernières années tant en matière de transport qu’en santé. En tourisme, c’est fait depuis davantage d’années », indique le ministre Bonnardel.

Il compte obtenir un consensus avec les circonscriptions de Granby et Brome-Missisquoi pour joindre l’Estrie.

« On va y travailler. Je veux dire aux gens de l’Estrie que l’on se sent Estriens. Je vais répondre et parler au nom de tous les Estriens à partir d’aujourd’hui. Que je sois à Granby, à une heure de Sherbrooke et du pôle principal, ça va être important pour moi de répondre présent partout en Estrie et aux différents enjeux présentés aux élus. Je vais me déplacer le plus souvent possible. On va parler au nom de tous les députés de la région », assure François Bonnardel qui n’écartera pas la députée de Québec solidaire, Christine Labrie.

Ministre des Transports

François Bonnardel s’est vu aussi confier l’important ministère des Transports par le premier ministre du Québec, François Legault.

« C’est un défi énorme. Juste dans le programme québécois des infrastructures, il y a 10 milliards année après année qui sont injectés autant pour la réparation de viaducs, de nos ponts et de nos routes », signale M. Bonnardel

Il est bien conscient que de nombreux projets sont présentés au Québec en matière de transport.

« Il y a aussi de nombreux projets en Estrie et dans les Cantons de l’Est. Il y en a aussi plusieurs au Québec. Il faudra prioriser. Il y a de grands enjeux avec le prolongement du REM à Montréal, le troisième lien à Québec et aussi en Estrie qui sont importants », indique M. Bonnardel.

Il s’est engagé à travailler à la concrétisation du lien ferroviaire entre Sherbrooke et Montréal. 

« Je vais favoriser tout ce qui peut amener à réduire le nombre de camions sur nos routes et un train de passagers qui va réduire le nombre de voitures. Je vais écouter ce qui va m’être présenté. Il faut faire consensus avec les élus de l’Estrie de façon à avoir un train de marchandise sinon de passagers pour l’amener au prolongement du REM à Chambly », croit M. Bonnardel.

Traversée du désert

Comme pour les autres ministres, François Bonnardel a été accueilli, jeudi, par une ovation dans l’enceinte du Salon rouge de l’Assemblée nationale du Québec lors de son assermentation.

Le 1er octobre, il a été réélu sous la bannière de la CAQ pour un cinquième mandat consécutif. M. Bonnardel a été élu pour la première fois en 2007 sous la bannière de l’Action démocratique du Québec. 

Pour lui, c’est la fin d’une longue traversée du désert dans la quête du pouvoir par un parti autre que le Parti Québécois ou le Parti libéral du Québec qu’il compte souligner.

« Après 11 ans, je pense que je le mérite. J’ai eu des passages difficiles de 2007 à 2012. Dans mon engagement politique, je voulais mettre fin à cette dualité politique que le Québec connaissait depuis 50 ans. On y est arrivé le 1er octobre. C’est un accomplissement pour moi. Aujourd’hui le boulot commence. On va essayer d’améliorer le quotidien des automobilistes. On ne réglera pas tout, mais on va y travailler », indique François Bonnardel qui était persuadé que François Legault deviendrait premier ministre du Québec lorsqu’il a pris la décision de participer à la création de la Coalition avenir Québec.